J'ai mon record ! Plus d'un mois sans billets, je crois que pas mal de monde a cru que j'étais mort où que mon abonnement Internet était coupé. Il n'en est rien, j'ai juste disparu de la blogosphère pendant les vacances. Je crois que pas mal de monde m'aura abandonné par la même occasion. Tant pis.

Hier, sur ARTE, passait un très intéressant reportage sur le trafic d'armes, le mensonge des vendeurs "légaux", des trafiquants, des gouvernements, bref, de tout le monde. Bien évidemment, ça m'a révolté une fois de plus (vous imaginez bien que je ne suis tombé de la dernière pluie) et que tant qu'il y aura du fric à se faire, peu importe où iront se loger les balles : noirs, blanc, enfants, mères, les marchants s'en moquent. Ça m'a fait pensé à une planche de Franquin dans "Les idées noires" que je vous passe ici.

C'est un rêve que je fais, moi aussi j'ai mon "I have a dream" où tout ceux qui se servent d'une arme contre qui que ce soit voient se retourner leur geste contre eux-même. Du genre : je coupe un bras d'une personne d'un ethnie différente de la mienne et mon bras tombe aussi, je tire une bombe (tranquillement dans mon bunker, les doigts de pied en éventail), qui tue mille personnes, et bien dans mon pays, mille personnes (dont moi-même) meurt de la même bombe. Ça ferait réfléchir plus d'un crétin qui se croit tout puissant avec son flingue. Je ne dis pas, comme dans le bouquin, "aimez-vous les uns les autres", comme si ça paraissait naturel de se forcer à aimer son voisin qui tape ses gosses, je propose juste que l'on respecte son prochain comme si on le faisait pour soi-même.

Bien évidemment, je suis un doux rêveur, très très naïf, mais je suis transporté de joie quand une usine d'armement ferme ou explose (rien à foutre des chômeurs que ça fait à ce moment, c'est un mal pour un bien), quand un dictateur ou un marchand d'armes se retrouve derrière les barreaux (je préfèrerai qu'il aille sur les champs de bataille, ramasser les morts, les bouts de chair, éponge le sang mais ça serait sans doute inhumain pour certain...).

Dans le même ordre d'idée, je crache sur les militaires, les gendarmes (ces militaires déguisés) et les policiers qui sont l'émanation d'un État qui peut leur demander tout ce qu'il veut : faire respecter l'"ordre", tirer sur la population ou encore faire des rafles (comme nos policiers français s'en sont très bien chargés au Vel' d'Hiv en 42). Vous me direz "mais non, les militaires c'est fait pour protéger un pays, les flics servent et protègent la population, tout ça n'est plus possible !", mon œil. Qui charge les manifestants ? Les CRS. Qui s'infiltre parmi les manifestants pour casser des vitrines ? Les flics. Qui a chargé les Communards ? L'armée. Ça se passe dans tous les pays, de tout temps alors oui, je crache sur ces crétins en uniforme qui ne réfléchissent pas par eux-même mais suivent des ordres, aussi incroyables et effroyables puissent-ils être. Tant que les défilés du 14 juillet attireront du monde, que les petits garçons et les grands seront fascinés par un missile, un AK-47 ou toute armes que Freud dirait "phallique", on ne fera pas évoluer la société.

Si des militaires français se font descendre en Afghanistan, je n'irai pas pleurer sur leur tombe, ils ne vont pas en camp de vacances. Si à Carcassonne, un sergent tire à balles réelles dans la foule, par erreur, ça fera au moins comprendre aux imbéciles qui viennent voir le spectacle que les armes c'est fait pour tuer, ça fait une belle piqure de rappel.

Bon allez, je vais me calmer un peu et vous donne une autre planche de Franquin, planche qui ma beaucoup marqué et qui est méconnue. Voir Gaston ainsi déchiré m'a horrifié, Franquin a mit dans le mille.