Après Zodiac, voilà poindre un manga adapté en film d'animation. Les critiques étaient bonnes alors avec Nekibo, je suis allé le voir, hélas à des heures désormais impossibles (22h30, c'est l'heure où l'on se couche).

Sans voir le film mais avec quelques images aperçues dans Premiere, je n'étais pas emballé pour le voir car les têtes des personnages ne me revenaient pas, c'est le genre de dessin que je fuis. J'y suis donc allé pour le scénario, souvent meilleur que dans les films traditionnels.

C'est donc l'histoire de deux gamins orphelins dans Tokyo, Blanc et Noir qui sont "Les Chats" car très agiles et violents. Blanc est le plus jeune, il est lunatique et rêveur et songe souvent à un pommier qui sortirait de terre après avoir planté un pépin. Noir est plus violent, il rêve de diriger son quartier et déteste les adultes. Un jour un clan mafieux d'adultes décide d'investir le quartier, Noir les élimine avant qu'ils ne décident de lui envoyer trois tueurs qui ariveront finalement à poignarder Blanc. Pour le protéger, Noir le confie à la police. Séparés les enfants deviennent comme fous : Blanc dessine tout le temps et reprend une vie de gamin ordinaire tandis que Noir devient hyper violent et élimine tous les Yukusa. Les adultes arrivent petit à petit à leurs fins malgré des luttes intestines et une certaine nostalgie de certains.

Visuellement, le film est magnifique, certaines scènes sont comme des aquarelles très poétiques alors que d'autres sont d'une noirceur et d'une violence sans égales. Le traitement des mouvements est tel que l'on est soi-même mal à l'aise à les regarder, ce qui est certainement le but des dessinateurs, très fort. Comme je l'ai dit, les personnages sont horribles mais c'est un style propre au manga, on aime ou l'on aime pas. Quant au scénario, très violent parfois, il est très bon et ressemble parfois à Akira, une référence.

Un film à voir, assurément, si on aime les films d'animation japonais et surtout la tête des personnages.

Ma note :

Gallerie

La cachette des gamins, une sorte de bidonville avec une pauvre Coccinelle.



Les décors sont très beaux et tranchent véritablement avec les personnages.



Noir surveille son quartier, prêt à fondre sur des gamins (ou des adultes) d'un autre clan.



Blanc rêve de son pommier. Ses rêves sont l'occasion de voir des dessins très aériens.



"Le Rat", l'un des lascars de la mafia locale, il est pourtant un peu différent des autres et ne veut pas que son quartier change.