Après Spiderman 3, gros blockbuster s'il en est, que j'ai vu la semaine dernière mais qui vaut le coup comme les deux opus précédents, je suis allé visionner Zodiac de David Fincher à qui l'on doit Fight Club et Se7en, films cultes. Cette fois-ci, pas de morts violentes (ou presque, au début), pas de cadavres exquis mais un bon polard type années 70 qui prends son temps, parfois trop.

L'histoire : Fin des années 60, des meurtres sont commis aux USA (pour changer), principalement sur des jeunes puis des couples, des chauffeurs de taxi. Des lettres arrivent dans des rédactions de journaux dont le San Francisco Chronicle. Un jeune dessinateur s'intéresse de près aux cryptogrammes attachés aux lettres et cherche à résoudre l'affaire. D'un autre coté, la police cherche des indices, des preuves mais rien ne concorde. Le tueur qui se fait appelé Zodiac est bien compliqué et rien de tangible ne permet de le confondre. Un homme est finalement suspecté mais là encore rien ne permet de dire qu'il est le tueur surtout les meurtres dont il se dit l'auteur ne lui sont pas toujours attribués. Bref, c'est un peu compliqué.

Les mois passent, puis les années et toujours rien malgré quelques lettres qui arrivent. La police piétine et l'affaire est écartée car le tueur se fait un peu oublié. Pourtant notre dessinateur continue de chercher des preuves mais il ne trouve rien de direct, il remue ciel et terre mais n'arrive à rien. En 1983 il se trouve face au tueur présumé, ils s'observent mais rien, juste un malaise latent de la part du dessinateur. En 2000, un policier arrive enfin à confondre le suspect principal mais il est désormais trop tard, tout le monde l'a oublié sauf notre dessinateur qui en a fait un livre.

C'est donc un film qui prend son temps. Pas de gros temps forts ni de révélations importantes ou si peu. On n'a pas peur, on savoure le film qui est une grande enquête non résolue, un peu comme dans The Pledge, très bon film avec Nicholson. Du coup le film traîne un peu les pieds et les 2h36 passent lentement, plombés par le peu de temps forts. Justement, à un moment, notre dessinateur et notre policier en charge de l'enquête vont au cinéma voir l'expéditif Inspecteur Harry (avec Clint Eastwood) où un meurtrier envoie des lettres sous le nom de Scorpion, c'est un parallèle intéressant avec Zodiac où l'accusé est connu mais rien ne peut être prouvé contre lui. Sachez quand même que l'histoire de Zodiac est en grande partie vraie et l'Inspecteur Harry est né de cette histoire et de l'immobilisme de la police. Un film dans le film quoi.

Finalement Zodiac est un film bien moins sulfureux que les précédents films de David Fincher, il est plus tranquille, plus mou du coup et même s'il est un bon polard on trouve parfois le film long mais cela reflète bien l'enquête qui traîne, les preuves qui manquent et le désarroi de notre dessinateur à ne pas mettre un terme à ses recherches. Un film à aller voir mais qui n'est pas transcendant.

Ma note :

Gallerie

Ca commence comme ça : on veut se retrouver peinards pour se rouler des patins et on se fait bêtement descendre.



A la rédaction des journaux locaux, des lettres bizarres avec des morceaux de tissus imbibés de sang arrivent devant une sympatique madame, qui a un peu de mal à comprendre.



La police cherche des empreintes, des preuves mais rien ne correspond. Les signatures ADN n'existaient pas encore.



Pendant ce temps-là, notre dessinateur (Jake Gyllenhaal, formidable) qui aime les casse-têtes impressionne le rédacteur en chef mais comme il n'est que dessinateur, tout le monde l'ignore.



Les croquis du tueur vu par ses victimes, des cryptogrammes mais rien qui permet de le retrouver.



Le policier (Mark Ruffalo) cherche aussi à retrouver Zodiac mais son enquête piétine, sa carrière va profondément s'en ressentir.



Confrontation avec le principal suspect que tout accuse mais dont aucune preuve peut l'accabler.



Finalement, c'est à la télé que Zodiac cherche à s'exprimer mais une fois encore ça ne servira à rien.