Enfin le voilà, c'est un film que j'attendais depuis un bon moment, en provenance des célèbres studios Ghibli à qui l'ont doit les très fameux "Princesse Mononoké" et "Le voyage de Chihiro". Les contes de Terremer est donc réalisé par le fils de Hayao Miyazaki : Goro qui se prédestinait plutôt à une carrière d'ingénieur agronome. Pour son premier film, c'est un essai réussi mais il a encore beaucoup de progrès à faire pour rattraper son père, surtout au niveau du scénario.


Synopsis : Arren, un jeune homme, tue son père qui est le roi de Terremer (un roi sage) et lui dérobe une épée. Scène suivante, on découvre Epervier, un archimage qui rencontre Arren. Celui-ci est triste, déprimé sans qu'on sache pourquoi. Les deux personnages partent ensemble vers la ville voisine, l'un pour rechercher la cause du déséquilibre qui condamne son monde aux ténèbres, l'autre car il ne sait pas quoi faire de sa vie. Arrivé à la ville, on apprend que Arren peut devenir violent, qu'une force mystérieuse le domine parfois et le rend très fort, c'est ainsi qu'il délivre Therru (une jeune fille de son âge) de marchants d'esclaves. Pour le remercier, celle-ci le gifle. Va savoir pourquoi.

Arren s'endort en regardant la mer, les marchants d'esclaves lui tombent dessus et le font prisonnier. Epervier le délivre grâce à la magie et ils vont dans une ferme où une femme, amie d'Epervier les aide quelques jours. C'est aussi dans cette ferme que l'on retrouve Therru, la sauvageonne, qui déteste les humains qui sont trop méchants avec les animaux, d'ailleurs elle ne peut supporter Arren, va savoir pourquoi. Plus tard, on la retrouve chantant au vent, Arren la voit, l'entend et pleure, ils deviennent amis en deux secondes, trop fort.

Vient enfin la sorcière Aracnéide qui en veut à Epervier car il lui a déjà empêché d'accéder à la vie éternelle. Celle-ci capture Arren, lui faire dire son vrai nom (magique) en lui faisant peur (la mort nous aura tous, pourquoi vivre alors ?). Il devient alors son pantin. Epervier vient pour délivrer sa copine qui a été enlevée par Aracnéide mais ses pouvoirs magiques ne fonctionnent plus. C'est donc Therru qui, en apportant l'épée à Arren et en lui persuadant que la vie ne vaut rien, rien ne vaut la vie, le délivre du maléfice et de la sorcière. S'en suit un combat un peu curieux où Arren arrive enfin à dégainer son épée, coupe le bras de Aracnéide et n'arrive à rien, surtout que la sorcière enlève Therru, la tue mais pas complètement car en fait elle est un dragon déguisé. Tout ça finit par la mort de la sorcière, Epervier qui rentre à la maison et Arren qui rentre au palais de son père pour purger sa peine (il l'a tué, ne l'oublions pas).

Ouf, fini !

C'est vrai, c'est compliqué mais si j'aime bien les histoires compliquées là ça va un peu dans tous les sens. J'ai eu l'impression de voir une saison de Lost où il y a plus de mystères et d'interrogations à la fin qu'au début. On ne comprend pas bien ce qu'il se passe parfois, des choses sont dites mais pas expliquées, c'est un peu fouilli. Il ne se passe pas grand chose entre les scènes clefs et on a que le paysage à voir pendant les déplacements des personnages, il manque les petites bestioles familières de Hayao Miyazaki et la musique est assez plate. Les scènes d'actions sont un peu molles, courtes et quand à la fin on croit que Arren va régler son compte à Aracnéide et bien c'est raté : l'épée que le personnage protège précieusement depuis le début ne fait pas grand chose. La sorcière d'ailleurs est représentée bizarrement et différemment de reste du dessin animé et son discours ne colle pas bien au reste de l'histoire.

Je coupe ici ma critique. J'ai un peu de mal à préciser ma pensée. Ce film est mou, trop vague, sans saveur et il manque un certain souffle pour le rendre vivant et attachant. Pour ce qui est des images, elles sont parfaites sauf pour la sorcière à la fin qui tranche avec les autres personnages. Les dragons font plus office de décors que de personnages importants bien qu'ils ont leur rôle à jouer dans le film. Difficile d'en dire plus tant j'ai du mal à situer clairement ce film un peu bancal.

Un Miyazaki en très petite forme donc. Le fils qui tue le père au début du film restera donc symbolique.


Ma note :



Arren et Epervier se pronéneront souvent.


On sent bien que Arren a un problème. Epervier qui est archimage n'a pas l'air de s'en soucier, il n'est pas aussi malin que ça finalement. Je préférais Gandalf.


Les villes sont dans le style Ghibli : européennes ou victoriennes, très beau.


Therru chante sur la lande, elle est triste et va faire chavier Arren.