Blog Orphanis.com

jeudi 31 mai 2018

Chapitre 2

Le chemin chemine, je suis encore loin de... ben je ne sais toujours pas trop où je veux aller. J'aurai dû y penser un peu mieux avant de me lancer. C'est vrai que j'en avais assez de cet automne interminable, de ce temps gris et pluvieux qui se poursuit trop longtemps en hiver et où la déprime s'installe. C'est une période que je supporte mal d'ordinaire, surtout depuis qu'il faut donner des activités aux enfants alors que j'aimerai lire, traîner sur l'ordinateur. J'ai déjà pensé au Portugal, paradis des retraités où au moins il fera beau en hiver mais il risque d'y faire trop chaud en été. Alors pourquoi pas au nord, en Norvège par exemple, là où l'été sera bien plus supportable mais l'automne un peu trop froid ? Que c'est compliqué ! Le mieux serait d'aller dans le pays qui m'arrange mais ignoré de tous. Un pays qui reste à inventer, qui n'existe pas ou qui a disparu depuis que les hommes se sont crus maîtres et possesseurs de la Nature. Parfois je rêve d'un petit coin d'Univers qui ne soit ni survolé par un avion ni saupoudré de plastique. En attendant, je marche. A quoi tenter de refaire le monde, autant fermer les yeux et plonger dans l'infini de l'imaginaire. C'est un peu ce qui rendait triste mon fils (enfin, le plus grand), qui regrettait que le monde ne soit pas comme dans les livres, avec des dragons, des créatures fabuleuses et des aventures épiques. Mon enfant, la vie telle qu'imaginée est sans doute bien plus rassurante que celle qu'on vous laisse en héritage.

Commence à faire chaud, à cinquante mètres un cheval me regarde, il doit aussi trouver le temps long dans son petit parc, à regretter les plaines de ses ancêtres. Si j'osais, je lui grimperait bien sur le dos, histoire de nous changer les idées, à tous les deux. Ça me fait penser à ces virées qu'il m'arrivait de faire quand je grimpais dans les voitures qui stationnaient devant la boulangerie, moteur allumé, le temps que le blaireau cherche sa baguette. Ha la tête du couillon qui voyait sa bagnole lui filer sous les yeux et ses explications à l'assurance ! Je ne partais pas loin, juste cinq minutes et je balançais les clefs dans une boîte à lettre avec le numéro de la plaque d'immatriculation, je ne suis pas un monstre non plus. Tant pis pour toi, copain cheval, on ira faire un tour un autre jour.

Ha, un petit coin sympa, loin du chemin, au bord d'un ruisseau, le pied pour laisser passer les heures les plus chaudes, je ne suis pas en cavale et personne ne m'attend. Le temps de tendre le hamac et je pourrais tenter de reconnaître le petit oiseau qui reviendra chercher sa pitance dans la clairière.

vendredi 18 mai 2018

Essai 1

"Ce toit tranquille , où marchent les colombes"
Entre les pins palpite, entre les tombes
Midi le juste y compose des feux
La mer, la mer, toujours recommencée
ô récompense pour une pensée
Qu'un long regard sur le calme des dieux"

J'aime bien cette première strophe du Cimetière marin de Paul Valéry. J'avais lu un extrait très court du dessin animé (ou du film d'animation) "Le vent se lève" du studio Ghibli. Le sous titre étant "Le vent se lève, il faut tenter de vivre". Ça m'a intrigué sur le coup et j'ai voulu retrouver le poème. Et je n'étais pas déçu par l'étrangeté du texte, pas facile à comprendre et je me suis mis en tête de l'apprendre, histoire de fortifier ma mémoire ô combien défaillante. J'avais imprimé sur deux feuilles le texte puis affiché le tout à un point stratégique de mon poste de travail : là où je chargeais les camions et j'avais cinq bonnes minutes idéales pour répéter.

Je dois dire que j'y ai mis le temps pour me souvenir de la première strophe car il n'a pas de liens entre les mots, les phrases, enfin pour mon intelligence moyenne. Et j'ai dû arriver à me souvenir des deux premières strophes qu'après plusieurs semaines. Enfin bon, à cette heure, je ne me souviens que du début de la poésie, va savoir quand je pourrais le relire dans son intégralité. Ça fait trois jours que je marche et faire ressauter ce court texte me rattache à mon ancienne vie, celle d'avant, celle où j'allais au boulot tous les jours ou presque. J'aimais bien mon boulot. J'y travaillais seul la plupart du temps, sauf en moisson où j'avais des jeunes (mes "esclaves" !) qui venaient m'aider. J'ai toujours apprécié la solitude, la présence des autres devenant parfois une contrainte. Suis-je un incompris ? Un asocial ? Un paria ? Je ne sais pas trop mais j'ai bien vite remarqué que mon fils ainé semblait me ressembler, au moins sur ce point.

Trois jours que je marche et tente d'oublier cette vie d'avant. Peut-être y reviendrais-je mais comment alors serais-je accueilli ? Certainement pas avec joie ou avec un collier de fleurs. Je suis parti comme un voleur, comme si les extraterrestres m'avaient enlevés. Floup ! Disparu.

Ha, voilà une épicerie. J'ai tout ce que j'ai besoin sauf mes satanées sucreries. J'aime bien les crêpes, je vais me prendre un sachet qui tiendra bien quelques kilomètres. Je sors quelques pièces, règle la caissière et repars. Il faut que je fasse attention à ne pas sortir trop d'argent d'un coup, je n'ai pas envie de me faire tabasser dans un sous-bois et me retrouver sans rien. Il faut dire que j'ai gardé tout l'argent liquide que j'ai pu prendre, retirant ici ou là cinquante ou cent euros au distributeur, jamais trop d'un coup, discrètement, histoire de ne pas attirer l'attention sur mes projets. Maintenant je dois prendre garde à bien cacher ce sésame sinon l'aventure s'arrêtera net.

mardi 28 octobre 2014

Petite mort

Je l'ai entendu, je ne sais plus où ni quand, mais il parait que le mal de dos est le mal du siècle (c'était peut-être le siècle dernier, j'ai plus de treize ans). J'ai donc acheté un matelas correct mais dans un premier temps ça m'a fait plus de mal que de bien. Pourtant, depuis quelques semaines ça va mieux (alors que je n'ai jamais été très sensible de cette partie de mon auguste corps). En fait j'ai changé ma façon de dormir ou plutôt de m'endormir. Je me couche dans la même position que je lis c'est à dire avec deux bon gros oreillers qui me redressent le buste, je dois alors avoir un angle de soixante degrés (à la louche). Très pratique pour lire mais pas vraiment adapté pour dormir. Il faut dire que j'ai toujours dormi sur le ventre, regardant vers l'extérieur du lit avec la jambe intérieure remontée, sans doute comme toi lecteur. Je me suis toujours dit que je ne pourrait jamais dormir sur le dos, être à l'hôpital était inconcevable car le lit était relevé (ou alors je regarde trop de films américains). Pourtant j'ai essayé de sombrer dans les bras de Morphée dans ma position de lecture après quelques endormissements en sursaut. Pas facile quand on aime être blotti sous les couvertures, protégeant son ventre en position fœtale (un reste de petite enfance sans doute). Et puis être allongé sur le dos c'est aussi comme ça que je serait dans ma dernière bière d'où l'habitude au Moyen-Age de dormir assis (et oui, c'est pour cela que les lits étaient petits !).

J'en viens donc au titre de ce billet. A chaque fois que je coupe la lampe je suspens le dernier sens : la vue, je suis face à un vide que je ne ressens pas en étant sur le ventre. J'éteins la lumière et je me prépare à mourir pour quelques heures... ou pour toujours qui sait ! Après tout qu'est ce qui différencie le sommeil de la mort ? Le réveil bien sûr et accessoirement le rêve mais qui sans réveil n'existe pas. Qu'est ce qui me dit que je vais bien réveiller le lendemain ? La nuit est temporaire ou éternelle ? Qu'est ce que la mort sinon un sommeil infini. Comment s'imaginer qu'au bout de la mort quelqu'un nous réveillera, et pourquoi. Je crois que c'est cette peur qui nous a fait imaginer un dieu, cette personne qui nous réveillera. D'ailleurs, si ce dieu nous réveille, quelle sera notre enveloppe physique, s'il y en a une ? J'y ai pensé en voyant ma tante qui est atteinte de la maladie d’Alzheimer, elle n'a plus conscience d'elle, c'est venu progressivement et maintenant son esprit s'est évaporé (ou il est ailleurs, va savoir). Si elle meurt demain et que dieu la rappelle à lui (vu sa vie, ça lui arrivera surement), quelle âge aura-t-elle ? Le paradis étant bien fait, tout le monde aura vingt ans, enfin pour ceux qui sont mort après (pour les enfants morts en bas-âge je ne sais pas, quelqu'un a surement une réponse). Trop tarabiscoté tout cela ? Bien évidemment. Quand on meurt la lumière s'éteint et ne se rallume jamais, pas plus que pour les mouches ou les alligators. On a inventé dieu par peur de la mort et parce qu'on a prit consciente de soi.

Reste... que j'ai quand même un doute, appelons cela une prémonition, une sensation que tout ne s'arrête pas aussi brutalement. J'ai la certitude d'être immortel et ce n'est pas Connor Macleod qui aura ma tête ! Une sorte de foi sans dieu. Peut-être la réincarnation ou peut-être rien du tout, une sottise de plus d'une poussière qui voulait être importante.

Bref, voilà quelques interrogations que je me pose lors de mon endormissement. La position couchésurledosmaisrelevéunpeuquandmême est assez propice à la méditation. Je m'endors en méditant (pas toujours sur la mort non plus) et j'avoue que j'aime assez (en plus c'est assez salutaire pour mon dos !). Allez, bonne nuit, vous êtes sans doute assez intelligent pour que ça ne vous fasse pas autant cogiter que moi.

vendredi 10 janvier 2014

Eloge de la paresse

Quand je cours à midi, pendant ma pause au boulot, je prends peu ou prou toujours le même parcourt soit 8.4 km avec 3/4 de route (pas le choix : si les chemins sont fréquents ils sont souvent boueux, la route est plus "pratique" et elle me permet de faire une plus grande distance). Contrairement à mes sorties près de chez moi où je suis en forêt et où j'aime écouter ce qui y vit, la semaine je branche les écouteurs et j'écoute des podcasts. Ça me fait passer le coté monotone du parcourt et j'apprends des choses. En ce moment c'est "La tête au carré" (émission de France Inter) qui est à l'honneur. Si en presque une heure d'émission il y a en gros une demie heure dédiée au sujet, bien trop souvent (et comme d'habitude sur cette station) rien n'est approfondi, le thème est survolé et les réponses aux auditeurs ne sont pratiquement jamais vraiment données. Bref, je ne voulais pas critiquer l'émission à la base, j'y suis pourtant arrivé ;-) Si je ne suis pas content, il est préférable de suivre "La marche des sciences". En tout cas j'ai écouté avant hier le thème du jour qui était "Accélération de nos rythmes de vie" et qui disait en gros que tout va trop vite, que l'on nous impose d'être multi-tâches, de ne pas laisser place à l'ennui, à la lenteur auquel cas on passerai pour être marginaux, des "improductifs".

Ceux qui me connaissent savent bien que je ne suis pas un grand nerveux, je ne conduis pas très vite, je n'ai pas de répondant et mets plus de deux heures à pondre ce type de billet. Pourtant je suis (du verbe suivre) plusieurs personnes sur Twitter et prends le temps de survoler parfois 500 tweets en retard. J'ai pourtant la sensation d'aller trop vite, de trop vouloir en faire et le faire mal et surtout de ne plus vouloir "perdre" mon temps. Je suis déjà d'un autre temps pour les jeunes de vingt ans et pourtant j'essaie de me raccrocher aux wagons histoire de ne pas être trop vite largué (ça allait mieux quand j'étais plus jeune). Est-ce le début de la sagesse ? Je ne le pense pas. Il faudrait pour cela que je me débarrasse de mauvaises habitudes : avoir toujours l'esprit occupé, tenter de faire les choses bien (comme mon frère qui fait lentement mais bien) et surtout me laisser du temps pour la réflexion.
Il y a quelques années, je voulais faire une retraite de quelques jours dans un monastère, une abbaye. J'ai abandonné l'idée depuis que les enfants sont arrivés. Je retenterai dans dix ans. J'avais acheté un livre sur la méditation, il faudra que je le compulse à nouveau. C'est important de ne rien faire, c'est un luxe et pas un défaut. Tous les coureurs vous diront que pendant leur activité ils sont apaisés : le rythme quand il est assez lent et la sortie longue et monotone permettent un état presque méditatif comme la marche, la prière voire le travail à la chaîne. Difficile de dire qu'on ne fait rien que courir, on réfléchit, pense et parfois on peut rentrer dans une sorte de transe (comme les derviche tourneurs). Je n'en suis pas à ce niveau mais je pense que certains coureurs un peu extrêmes peuvent y arriver. Bien sûr tout cela ne peut se passer que hors compétition (d'ailleurs je fuirai toujours cela).
Enfin bon, tout ça pour dire que si les rythmes s’accélèrent, il est important de ne pas se faire avaler par ce système du toujours plus. J'ai la chance d'avoir un boulot où je suis seul et je m'organise comme je veux, ce qui me permet d'écrire, de lire et de ne rien faire (rassurez-vous, ce n'est pas toujours ainsi, il y a des périodes de pointe où je n'ai même pas le temps de manger à midi). Je ne dirait pas que j'ai un boulot parfait car c'est mal vu de ne pas se plaindre de son boulot, de son salaire (hé oui, qui ne s'en plaint pas ?). D'aucun me diront qu'il faut être ambitieux, chercher à monter. Ce n'est pas mon cas, je laisse aux autres le loisir de montrer qui a la plus grande ou qui pisse le plus loin. J'ai bien assez à faire à la maison et puis il y a une vie après me boulot et celle-là me plait plus. Je sais que je dis des banalités, je ne prends même pas le temps de faire un billet clair, je suis tellement lent que j'ai du mal à bien m'organiser. D'ailleurs si vous avez fait le lien entre le début et la fin du billet, vous noterez que je suis en contradiction avec moi-même. Je vous laisse me dire où.

vendredi 11 octobre 2013

Cinq doigts, la suite

J'avais écrit un article sur les FiveFingers de Vibram il y a sept mois. A l'époque, je ne les avais pas vraiment essayées. A présent je peux donner mon avis.

Je cours, parfois tous les jours mais avec le temps qui se rafraichit un peu moins souvent. Je le fais pour garder la forme, perdre un peu de poids et entretenir mon système cardio-vasculaire. Pour l'instant, je n'en tire pas trop de satisfaction, tout juste le plaisir d'avoir terminé une sortie. Parfois je suis vraiment content de ma course, particulièrement quand je sors en forêt et qu'à la fin d'une petite montée je me laisse aller à de grandes foulées à vive allure, là c'est le pied. Je marche aussi pas mal, quand le cœur va trop vite ou lors d'une montée un peu raide. Avec le temps, mon cœur s'habitue, se muscle, j'arrive progressivement à courir longtemps sans m'arrêter et ne pas me fatiguer trop. Quand je ne suis pas trop motivé, je repense à une phrase très juste (je ne sais plus qui l'a dite) : "On ne regrette jamais d'aller courir" et c'est très vrai.

Au boulot, j'ai une heure à midi où je peux courir. Je n'ai pas trop le choix, je me trouve près d'un village, presque au milieu des champs, je cours sur 3/4 de route et le reste sur des chemins. Pour ne pas me faire trop mal, j'utilise des chaussures classiques, avec une bonne semelle. C'est assez monotone alors j'écoute un podcast de "La marche des sciences" de France Culture ou de "La tête au carré" de France Inter. Petites sorties de huit à dix kilomètres, je dois m'adapter à ma période de fermeture de midi et comme je ne cours pas très vite...

Par contre, dès que je me rends sur le chantier de la maison (ha oui, il faudra que je mette à jour aussi...), je suis au milieu des bois, au pied des Vosges. Je me suis trouvé un petit parcourt 100% forestier, pas très long mais pas monotone et là je me chausse des FiveFingers (enfin j'y viens !).

Alors ces chaussures minimalistes je les adore, je ne les utilise pratiquement pour pour mes sorties en forêt et pourtant elles sont principalement prévues pour la route. C'est très agréable de parcourir les chemins avec cette sensation d'être pieds nus, de fouler l'herbe humide (ou carrément mouillée comme hier où suis sorti sous une pluie battante). Les chaussures sont toujours intactes malgré les ronces, des pierres et la boue. Si elles sont trop sales ou mouillées, hop un tour dans la machine à 40°C et elles sont comme neuves, elles sèchent aussi très vite. Concernant l'accroche et bien c'est bien plus folklorique : prévues pour la route, elles glissent très vite mais pieds nus, ça serait pareil. Je ne remplis pas les fourreaux à orteils (je les appelle comme ça), comme ils épousent un standard, ils ne sont pas adaptées à tout le monde : le gros orteil entre bien, les autres de 30 à 50% mais ce n'est pas grave ni gênant, ça ne procure aucune ampoule, on est bien moins enfermé que dans des chaussures classiques.

Concernant la semelle, j'y reviens, être minimal c'est bien mais il faut faire très attention où l'on court. Par deux fois j'ai marché sur des pierres un peu pointues en plein sur la plante du pied (la partie la moins protégée, celle que ne touche, à priori, pas le sol et c'est très douloureux, au point de repasser pendant presque quinze jours aux chaussures classiques (je n'aime pas du tout le terme "running"). Conséquence : on passe son temps à regarder le sol et chercher les passages les moins accidentogènes.

Autre particularité de ces minimalistes : des mollets en béton ! Avoir un "drop", une différence de hauteur entre les orteils et le talon, réduit à zéro, comme pieds nus donc, fait énormément plus travailler les jumeaux (les mollets quoi) car sur des chaussures classiques on a un drop de parfois un centimètre (le talon plus haut donc) et plus ce qui fait que les muscles se raccourcissent (je plains les femmes toujours en talon aiguille). Les minimalistes tirent sur les muscles et les font travailler plus (plus grand débattement), déjà que j'ai des mollets de campeur... Reste qu'après chaque sortie, j'ai de bonnes douleurs aux jambes, ça me fait plaisir, je vois que le travail paie !

Voilà, c'était juste un petit retour sur ces chaussures, ce qui se fait de plus naturel après les pieds nus. Pas de douleurs dans les jambes (ce qui m'est déjà arrivé avec une marque), une foulée juste, des appuis parfaits (le talon pose beaucoup moins) et malgré mon poids (environ 84 Kg) tout va très bien. Je vous les recommande. Si le temps le permet, un jour je sortirai pieds nus sur mon parcourt favori. Je vous tiendrai au courant.

mercredi 25 septembre 2013

Sale jeûne !

MAJ au 03 octobre : Ben voilà, j'ai tenu trois jours entiers. Seulement trois jours ? Et bien oui et non car si je n'ai pas vraiment eu de sensation de faim (à part quand Nekibo a préparé des pizza pour les enfants), je manquais manifestement de forces. Je pouvais tenir sans gros soucis plus longtemps mais ce jeudi, j'avais besoin de reprendre des forces rapidement car j'avais beaucoup d'activités à faire et besoin d'énergie. Je sais que la transition était en cours dans mon organisme mais elle tardait trop et j'avais les jambes flageolantes et les idées pas toujours très claires. Reste que je retenterai l'expérience dans d'autres conditions : pas de tentations, un planning très cool, des activités nombreuses (mais légères) pour ne pas penser à manger et bouger modérément et surtout PAS D'ENFANTS ! Il y a de cela quelques années, je pensais faire une retraite de quelques jours dans un monastère (pas pour prier, vade retro Saturnas !) mais pour faire le point. C'était avant Nekibo et surtout les enfants. C'eut été idéal pour un jeûne. Je retenterai l'expérience quand les conditions seront plus favorables. Reste que j'en tire une bonne expérience du "je peux le faire" et je le referai.

Mais non, il n'y a pas de fautes !

J'ai écouté une émission de "La marche des sciences" de France Culture sur le jeûne thérapeutique et ça m'a donné envie de tenter l'expérience de la privation totale de nourriture pour quelques jours. Vous vous dites sans doute que je ne suis pas à une excentricité près et je ne vous donnerai pas tort. Me passer de viande est déjà une étape (quoique j'ai mangé ce midi un reste de vol au vent préparé par ma mère, j'avais précisé dans mon dernier billet que je ne pouvais pas y résister), la prochaine est un peu dans la droite ligne de ma nouvelle alimentation.

Je ne suis pas si marginal que ça, en fait je ne vais pas à contre-courant de la nature : cela ne fait que quelques décennies que l'Homme (occidental) mange à sa faim et se restreindre quelques jours, de gré ou de force, ne peut pas faire de mal, je vous laisserai chercher sur Internet les articles qui en parlent (par exemple sur le site d'ARTE ou sur Wikipedia). Reste que si on a de la graisse c'est aussi pour que ça serve !

Quand j'étais au lycée, avec un ami (qui a mal tourné car il est devenu gendarme), nous nous étions lancé un défi : tenir trois jours sans manger. Je me souviens que c'eut été très dur, surtout que nos camarades faisaient tout pour qu'on se réalimente (on allait tomber dans les pommes, voir pire...). Nous avons tenu mais nous avions très faim ! A cette époque, jeûner était synonyme de religion ou de grève de la faim, nous, nous voulions juste relever un défi et il n'y eut ni perdant ni gagnant et c'était très bien comme ça. Nous étions alors en internat, nos parents n'auraient jamais accepté de nous laisser "mourir de faim" ! Il reste que parfois nous nous envoyons des SMS avec des "3 jours sans manger, on tente ?" mais l'ami ne veut plus jouer. Si nous avions su qu'au bout de trois-quatre jours à avoir faim, cette sensation disparaîtrait, nous aurions peut-être poursuivi.

Allez, lecteurs perdus sur ce blog, je vous lance un défi : 10 jours de jeûne à partir de lundi prochain, qui me suit ? Résister à ce besoin de manger et se purifier le corps, on y va ? Pour une première, se soutenir c'est important.

Tant pis si je suis seul, je tiendrai un petit compte rendu sur mon compte Twitter @Saturnas

Je sais que je devrai me restreindre un peu pendant cette période, courir moins, être plus zen, on verra bien si je peux être assez fort. Le mieux serait de prendre des congés spécialement pour cela mais avec la maison (à oui tiens, faudrait que j'en parle !) et les enfants, ça ne sera pas simple. Rendez-vous sur Twitter ou dans quinze jours.

mardi 20 août 2013

La viande, c'est la force !

Celui qui saura me dire qui utilise cette expression dans ses BD gagnera... toute ma considération !

Bien entendu, derrière ce titre accrocheur, je veux dire tout le contraire.

Suite...

mercredi 17 avril 2013

L'homme (trop) pressé

Je n'ai jamais été bien nerveux, je préféré être comme Tonton : la force tranquille. Je ne dirai pas que je suis lent, enfin un peu quand même, comme j'ai depuis tout petit la tête dans les nuages ou comme disait ma maîtresse "dans la Lune", un peu comme mon fils maintenant, j'ai quand même gardé le cerf-volant (le jeu de mots est évident).

Plus le temps passe, plus je ralentis, enfin pas tout, surtout ce qui brûle : l'actualité, la société, le monde hyper-connecté. J'ai la fâcheuse tendance à vouloir ne pas perdre de temps pour m'acheter le bidule qui me plaît, en ce moment c'est mon téléphone qui traîne la patte et je pense le changer mais pas par le dernier en date, plutôt une occasion. Pourtant, ça va encore trop vite, il faut que je freine cette envie un peu dictée par le monde de la high-tech (vous avez bien vu que je me suis acheté un Nike+ fuelband).

J'ai cessé de regardé la télé quand les enfants sont nés, nous avons profité d'un déménagement pour "oublier" la télé dans le garage. Ce fut salvateur. Nous passons plus de temps avec les enfants (que nos voisins par exemple où la télé est allumée du matin au soir) et nous sommes moins soumis à l'actualité brûlante (et angoissante) des JT et ce n'est pas plus mal. Je lis quand même la presse écrite sur Internet pour me tenir au courant mais je me dis aussi que rien, rien ne nécessite de tout savoir à l'heure H. Un ministre a fraudé ? D'accord, ce n'est pas bien, on passe à autre chose. Une explosion à Boston ? C'est terrible et triste mais je ne vais pas angoisser ou paniquer pour cela. Rien ne m'oblige à tout savoir illico presto surtout que les commentaires des journalistes (qui ont parfois bien peu de mémoire) sont souvent inappropriés, c'est le direct, on accuse sans trop être sûr et sans avoir le temps de vérifier l'info. Alors j'attends, ou pas, que la "vérité" soit faite et elle peut mettre dix ans à se révéler. Ça tombe bien, je ne suis pas à cinq minutes près.

J'ai commencé à courir l'année dernière. Trop motivé ou trop pressé, j'y suis allé "à mon rythme", pensant que mon corps se fixerait lui-même ses limites. Le début fût laborieux puis c'est allé de mieux en mieux sans jamais être facile ou même plaisant. Qu'importe, il fallait que je bouge mon corps avant de dépasser un poids critique ou que mes artères ne se bouchent par manque d'activité, j'ai encore envie de vivre un peu ! Au début, je courrais 5 km, peu à peu j'améliorais ma vitesse puis j'ai commencé à faire 8 puis 10 km, beaucoup moins facilement. Entretemps, j'ai retrouvé mon cardio-fréquencemètre. Il m'indiquait environ 186 de moyenne avec des pointes à 195. A quarante ans c'est beaucoup trop, d'ailleurs j'étais très (trop) fatigué à la fin de la séance. Dernièrement, j'ai ralenti, perdant moins d'un kilomètre heure (de 9.8 à 9.2) pour ne pas dépasser le 180 de pulsations moyennes. J'arrive régulièrement à 178 avec des pointes à 183 mais je me sens plus frais à la fin de la course. Hélas, ma sœur qui est une vraie coureuse de fond, m'a convaincu que c'était encore beaucoup trop. Si vous êtes comme moi coureurs débutants, allez-y doucement, très doucement. Sur ordre de la ma sœur, je vais encore ralentir pour ne pas dépasser... 150. Autant dire marcher vite et/ou courir tout doucement. Les résultats arriveront dans 3/4 mois à ce rythme. J'espère. Encore une fois, j'étais trop pressé, tout me pousse à baisser la voilure pour éviter de tout casser.

Je pense que j'ai été pas mal influencé par la philosophie bouddhiste. J'ai regardé un film il a un bon moment, "Little Bouddha" qui m'a fait chavirer et particulièrement une scène au bord de l'eau ou Siddhartha comprend que la bonne voie est celle du milieu (je vous invite bien entendu à regarder ce très beau film). J'ai par la suite cherché à me renseigner sur ce sujet et depuis là je temporise. Je suis encore trop nerveux et trop embrouillé, je cherche le calme intérieur que je n'arrive toujours pas à trouver. Peut-être arrivera-t-il avec l'âge ?

mercredi 20 mars 2013

Cinqdoigts

Il a cinq ans, je me moquais (gentiment) de Gymnase Bob, prof de sport dans l'établissement scolaire où je travaillais à époque. Il me faisait doucement rigoler car il avait acheté des chaussures rigolotes en direct des États-Unis, il s'agissait des Fivefingers de Vibram, des chaussures de course minimalistes.

Depuis, je me suis mis aussi à courir (depuis octobre dernier), histoire de perdre un peu de poids et faire tourner le système cardio-vasculaire qui est au ralenti depuis bien trop longtemps. J'ai commencé par faire des sorties de 5km en 35mn puis je suis descendu sous les trente minutes, j'en enclenché les dix kilomètres, avec du mal mais toujours avec la fierté de les terminer sans marcher. Bon, pour mon coeur c'est une autre histoire car il est toujours en sur-régime (186 en moyenne). Bref, je cours. Quand le temps le permet.

J'ai regardé pas mal de reportages, lu quelques sites Web qui parlaient de la course et j'ai compris une chose qui est toute bête et pourtant évidente : nous ne courons pas correctement. Les chaussures que nous portons atrophient certains muscles du pied en voulant trop le protéger. L'amorti des chaussures en est la principale cause mais aussi le "drop", la différence entre l'avant et l'arrière du soulier qui est parfois supérieur à 12mm (pour donner du dynamisme à la foulée). En gros, les chaussures modernes, grâce à leur amorti, nous poussent à atterrir sur le talon au lieu du milieu du pied. Essayez voir de courir pieds nus, vous sentirez tout de suite que votre course se fait au bon endroit sinon vous vous créerez immédiatement des douleurs au talon. Tout cela explique que nous avons tous des pieds faibles si l'on compare aux Kényans ou aux Tarahumaras (lire le livre "Born to run" ou Né pour courir) qui marchent et courent le plus souvent pieds nus, comme l'Homme l'a toujours fait avant nos chaussures modernes. Donc pour avoir des pieds forts et éviter les douleurs dues aux chaussures (genoux, hanches, dos, pieds), il faut retrouver des attitudes naturelles (je ne dis pas que courir pieds nus arrange tout et évite des douleurs, au contraire, ça peut en créer d'autres mais ça permet d'éviter certaines pathologies).

Donc, tout ça pour dire que, après avoir essayé plusieurs paires de chaussures dont certaines me provoquaient des maux aux genoux, aux hanches et dans le creux des pieds (sans compter les ampoules), j'ai choisi de revenir à quelque chose de plus naturel, c'est à dire tenter de courir pieds nus. Or, comme me l'a justement bien dit Pascal (ou Gymnase Bob) dans un mail, je suis lourd (plus de 90kg), grand, peu entrainé, musculairement peu préparé, sédentaire avec un travail majoritairement de bureau, je cours majoritairement sur route et je n'ai jamais vécu pieds nus, ce qui va... bien me compliquer la tâche !

Alors plutôt que de dire "allez hop, au feu mes godasses toutes neuves et allons taquiner le chevreuil à la course !", je vais y aller doucement, tranquillement, sans garantie d'y arriver. Et donc pour m'aider, je vais passer par des minimalistes, des chaussures sans drop ni amorti, bref juste quatre millimètres entre le sol et mon pied, le temps de faire la transition (ou pas) vers le plus simple appareil (mais non, pas tout nu !).

Alors dans le choix des minimalistes, depuis quelques années (sans doute 2008, Gymnase Bob était précurseur), presque toutes les marques s'y s'y ont mises mais c'est très cher (souvent plus de 100€) alors qu'il y a moins de technologie dedans, c'est encore nouveau, peut-être rare ou de mode mais très exagéré selon moi. J'ai profité d'un déstockage chez commepiedsnus.com pour m'offrir une paire de Fivefingers Bikila pour 64€ port compris (j'ai un code réduction de 10% + port gratuit si ça vous intéresse). Les voici.

La gamme a évolué depuis 2008, date du billet sur ces chaussures, maintenant, il y a des crampons.


Comparé à mes chaussures de trail actuelles, elles sont bien plus fines et plus courtes. Paires en 47.


Alors je ne les ai pas vraiment essayées, à peine quelques centaines de mètres en marchant vu les conditions météo hivernales (on a très vite froid aux pieds là dedans !) et j'avoue que j'ai eu un peu de mal à faire rentrer tous mes orteils ! C'est comme un gant... mais pour les pieds or, contrairement aux doigts qui sont libres et utilisés quotidiennement, les orteils sont le plus souvent dans une cage et, à part le gros orteil, on en perd l'utilité donc ils se ratatinent un peu (je me suis d'ailleurs aperçu que mon petit orteil droit ne touchait plus le sol !) donc il m'est difficile de faire entrer tous les orteils dans leurs compartiments. Maintenant, quelles sensations ? Un peu bizarre au niveau des orteils mais la l'effet "pieds nus" est bien là. Je vous en dirai plus une fois que le soleil sera de la partie.

Je vous invite à visiter plein de sites Web pour vous faire une idée sur le minimalisme, voir des vidéos dont celle là : "Sommes-nous fait pour courir ?" qui est issu d'Arte.

Je ne pouvais pas non plus ne pas parler des chaussures à l'opposé du minimalisme : le tout amorti ou oversize, ce que porte actuellement Gymnase Bob. Je vous livre la description qu'en fait le magazine "Jogging International" daté d'octobre 2012 : "Complétement à l'opposé des minimalistes, la chaussure oversize se caractérise par une semelle surdimensionnée à la forme très marquée, souvent en arc de cercle. Elle associe un amorti important à cette forme de semelle qui favorise le déroulé du pied. L'idée est - à l'inverse du minimalisme - d'accompagner et d'augmenter l'efficacité de la pose du pied à chaque foulée. Ces chaussures sont supposer diminuer les risques de blessure, réduire le coût énergétique de la foulée et augmenter la vitesse de course".

dimanche 24 avril 2011

Rendez-vous...

Salut les rescapés !

Je suis à la ramasse au niveau billets depuis quelques mois, par contre je me suis lancé sur Twitter depuis quelque temps. C'est court, immédiat et je peux poster un peu plus souvent, d'autant que nous partons en vacances dans les gorges du Tarn dans quelques jours. Pour les curieux qui veulent me suivre, c'est ici

A bientôt !

samedi 29 mai 2010

Quatre mois et demi

Comme promis, voilà quelques photos de mon petit bonhomme qui commence a avoir sa première dent.




dimanche 18 octobre 2009

Midi dans les bois

Pour ceux qui ne le savent pas encore, j'ai changé de boulot début septembre. Fini l'informatique dans un bureau avec des collègues profs très sympas et intelligents.

Parfois, on a pas le choix et on est bien content de trouver un travail sans passer par la case chômage. Grâce à un ami, j'ai trouvé ce "Graal" dans une coopérative agricole mais même mes collègues pourront dire que je n'y suis pas à ma place et les discussions qu'ils ont entre eux sont rarement au dessus de la ceinture. Je ne suis pas un intellectuel mais tomber chez des adeptes de la chasse, des bagnoles ou du foot (tiens, c'est curieux, personne n'en a encore parlé), ça me gène un peu à l'entournure... Bref, il faut parfois faire contre mauvaise fortune, bon coeur, d'autant que j'espère que ce travail ne sera que temporaire.

Une des autres particularités de mon emploi, c'est qu'il n'y a pas de local pour manger à midi (sauf la cantine payante où je ne veux pas me rendre). Du coup, je m'éloigne de mon lieu de travail avec ma voiture et me rend a un kilomètre, dans les bois, pour être au calme, manger et lire loin des fumées de tondeuses ou de motoculteurs.

Alors je ne m'enfonce pas bien loin dans la forêt, je cherche toujours à être le moins invasif possible. Là, dans cette petite clairière, je suis bien avec mon réchaud, mon thé tiède et mon bouquin.

Comme je me gare toujours au même endroit, cinq fois par semaine, je me suis dis que ce serait chouette de voir le temps qui passe au niveau de mon point de vue alors je prend une photo, toujours la même, à travers le pare-brise. Je ne sais pas combien de temps je vais venir à ce rendez-vous de la mi-journée (ça va cailler d'ici peu) mais ça devrait être intéressant de voir le paysage évoluer. A voir d'ici quelques mois...

dimanche 1 juillet 2007

Toujours rien


Un film d'animation réalisé par la classe de Nekibo.

Suite...

samedi 16 juin 2007

Cérémonie du 18 juin (en avance)

Concert de trompettes aujourd'hui devant l'appartement : en avance de deux jours, les papys peut-être nostalgiques de la guerre, venaient se recueillir sur le monument aux morts du village.

Ca me fait toujours drôle de voir ces drapeaux, j'ai l'impression de voir un défillé du Front National, brr.

D'un autre coté, il faut se souvenir des hommes qui ont donné leur vie (bien malgré eux très souvent) pour que Secret Story (TF1), Star Academy (TF1) et des reportages haut de gamme (le Droit de Savoir) puissent passer sur nos télés françaises. Un grand combat pour une noble cause, à n'en pas douter.

Tout se prépare sous la fenêtre, chouette, j'aime bien les making-off.


Pas de grand angle, du coup voilà l'arrière-garde avec les pompiers et les gens déguisés en lorrains (je dis déguisés car ce n'est pas le vrai costume traditionnel, j'en sais quelque chose).


Voilà que le défillé revient, j'ai loupé le début, voilà les grosses légumes quand même.


Dans mon jardin, je vois la haie d'honneur et j'entends la fanfare. Passer en dessous des drapeaux ça m'embêterai un peu quand même.

vendredi 23 mars 2007

Sur la place

C'est fou ce qu'il peut se passer sur la place du village, en une heure de temps...


C'est plus joli si on écoute la musique avec... en plus ça rajoute de la chaleur où il n'y en a pas.