Ça y est, encore une fois je vois revenir cette expressions : "À moins que vous n'ayez passé les six derniers mois au fond d'une grotte, vous avez forcément entendu parler de (...)". C'est vraiment celle que je déteste le plus. Ici, l'expression concernait le jeu Destiny via NextINpact. Régulièrement je vois ressurgir ce "A moins d'être resté au fond d'une grotte" comme si ne pas être au courant de tout faisait de nous des idiots/ignares/rebuts de la société. Bien sûr, je connaissais le jeu Destiny, du moins de nom, images mais ça m'est arrivé de ne pas être au courant du sujet, parfois parce que ça ne m’intéressait pas avant ou parce que je ne vis pas exclusivement derrière mon écran (faudra que j'en reparle tient). Contrairement à certains nolifes, être au courant de tout, de la dernière robe de Jessica Alba à la puce mémoire de Skynet (ça viendra...) n'est pas une fin en soi.

Le site Presse Citron a le même type d'expression, un poil plus politiquement correct : "A moins que vous ayez été privé d’électricité et de réseau durant ces dernières 24 heures, vous devez maintenant savoir que le service américain Netflix est arrivé en France.". Encore une fois, je le savais, comme beaucoup de monde d'ailleurs mais si j'ai le malheur de m'éloigner de mon ordinateur plus de 48h je passerai vraiment pour un crétin.

Autre locution que cette fois les médias et les politiques adorent nous ressortir, celle de la bougie : qui n'a jamais entendu, lors d'une remise en cause d'une énergie (le plus souvent nucléaire) ou d'un changement de société, les imbéciles dire qu'on en reviendrait à habiter dans des grottes (décidément) et s'éclairer à la bougie ? Alors là bravo, tout de suite l’extrême, le hors-sujet, la volée de phalanges dans ta gueule. Évidemment ça doit être dit pour déstabiliser l'adversaire (que répondre à un connard pareil ?). Le progrès ça doit toujours aller de l'avant, il ne faut surtout pas le ralentir ni chercher à le remettre en cause. J'ai toujours cette image en tête : les lumières dans les villages. Avant on mettait des lampadaires tous les 50 mètres, l’électricité coûtait cher et on éteignait la nuit, pour faire des économies et puis pour éclairer qui et quoi de minuit à six heures ? EDF est passé par là avec ses primes, ses réductions et on a éclairé des zones vides, tous les 25 mètres et toute la nuit. Et tout ça pour qui ? Déjà le jour je me demande pourquoi je roule à 50 dans un village, il n'y a plus personne dehors alors la nuit... Mais remettre en cause cette "habitude", c'est laisser la porte ouverte au crime (ben oui, le voleurs ils passent TOUJOURS sous les lampadaires, on les voit mieux à 3 heures du matin quand on a rien de mieux à faire que regarder à la fenêtre) et éteindre les lumières c'est aller contre le progrès, c'est revenir à la bougie, à la peur de l'inconnu. Quand on sait que le prix de l'énergie va exploser dans les années à venir, j'en rigole d'avance.

Dernière expression ou plutôt idée reçue, préconçue que j'ai en tête (vous pourrez laisser les vôtres dans les commentaires), c'est celle de la salade et c'est à mon neveu que je la tient. Sébastien, 22 ans (je crois) est fils de paysan (et chasseur, c'est dire si je l’apprécie son père). Bien évidement, lui dire que j'étais devenu végétarien lui a fait un choc et comme tous les "amoureux de la bonne chère" il ne pourrait pas vivre sans animal mort dans son assiette. Je ne sais plus exactement ce qu'il m'a dit mais c'était du type "Moi je ne pourrai pas manger que de la salade". Je te rassure Sébastien, moi non plus mais on en est pas à une ânerie prêt.