MAJ au 03 octobre : Ben voilà, j'ai tenu trois jours entiers. Seulement trois jours ? Et bien oui et non car si je n'ai pas vraiment eu de sensation de faim (à part quand Nekibo a préparé des pizza pour les enfants), je manquais manifestement de forces. Je pouvais tenir sans gros soucis plus longtemps mais ce jeudi, j'avais besoin de reprendre des forces rapidement car j'avais beaucoup d'activités à faire et besoin d'énergie. Je sais que la transition était en cours dans mon organisme mais elle tardait trop et j'avais les jambes flageolantes et les idées pas toujours très claires. Reste que je retenterai l'expérience dans d'autres conditions : pas de tentations, un planning très cool, des activités nombreuses (mais légères) pour ne pas penser à manger et bouger modérément et surtout PAS D'ENFANTS ! Il y a de cela quelques années, je pensais faire une retraite de quelques jours dans un monastère (pas pour prier, vade retro Saturnas !) mais pour faire le point. C'était avant Nekibo et surtout les enfants. C'eut été idéal pour un jeûne. Je retenterai l'expérience quand les conditions seront plus favorables. Reste que j'en tire une bonne expérience du "je peux le faire" et je le referai.

Mais non, il n'y a pas de fautes !

J'ai écouté une émission de "La marche des sciences" de France Culture sur le jeûne thérapeutique et ça m'a donné envie de tenter l'expérience de la privation totale de nourriture pour quelques jours. Vous vous dites sans doute que je ne suis pas à une excentricité près et je ne vous donnerai pas tort. Me passer de viande est déjà une étape (quoique j'ai mangé ce midi un reste de vol au vent préparé par ma mère, j'avais précisé dans mon dernier billet que je ne pouvais pas y résister), la prochaine est un peu dans la droite ligne de ma nouvelle alimentation.

Je ne suis pas si marginal que ça, en fait je ne vais pas à contre-courant de la nature : cela ne fait que quelques décennies que l'Homme (occidental) mange à sa faim et se restreindre quelques jours, de gré ou de force, ne peut pas faire de mal, je vous laisserai chercher sur Internet les articles qui en parlent (par exemple sur le site d'ARTE ou sur Wikipedia). Reste que si on a de la graisse c'est aussi pour que ça serve !

Quand j'étais au lycée, avec un ami (qui a mal tourné car il est devenu gendarme), nous nous étions lancé un défi : tenir trois jours sans manger. Je me souviens que c'eut été très dur, surtout que nos camarades faisaient tout pour qu'on se réalimente (on allait tomber dans les pommes, voir pire...). Nous avons tenu mais nous avions très faim ! A cette époque, jeûner était synonyme de religion ou de grève de la faim, nous, nous voulions juste relever un défi et il n'y eut ni perdant ni gagnant et c'était très bien comme ça. Nous étions alors en internat, nos parents n'auraient jamais accepté de nous laisser "mourir de faim" ! Il reste que parfois nous nous envoyons des SMS avec des "3 jours sans manger, on tente ?" mais l'ami ne veut plus jouer. Si nous avions su qu'au bout de trois-quatre jours à avoir faim, cette sensation disparaîtrait, nous aurions peut-être poursuivi.

Allez, lecteurs perdus sur ce blog, je vous lance un défi : 10 jours de jeûne à partir de lundi prochain, qui me suit ? Résister à ce besoin de manger et se purifier le corps, on y va ? Pour une première, se soutenir c'est important.

Tant pis si je suis seul, je tiendrai un petit compte rendu sur mon compte Twitter @Saturnas

Je sais que je devrai me restreindre un peu pendant cette période, courir moins, être plus zen, on verra bien si je peux être assez fort. Le mieux serait de prendre des congés spécialement pour cela mais avec la maison (à oui tiens, faudrait que j'en parle !) et les enfants, ça ne sera pas simple. Rendez-vous sur Twitter ou dans quinze jours.