Blog Orphanis.com

mercredi 27 mars 2013

Nike+ Fuelband

Adepte de gadgets high-tech et pas assez sportif, je me suis acheté le bracelet de chez Nike par Leboncoin car pas vendu en France et trop cher en neuf. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas, de quoi s'agit-il ?

Plutôt que d'en faire un grand article, je vous invite à aller directement sur le site Les Numériques (cliquez sur le titre pour y aller) ou regardez cette très chouette vidéo de Lokan qui résumeront mieux que moi ce qu'est un Fuelband.

Cet objet fait partie des objets de santé/bien être qui commencent à fleurir un peu partout. Certains sont de véritables cardio-fréquencemètres comme cette montre lancée sur Kickstarter (que mon beau-frère s'est offerte), d'autres intègrent tout un tas de capteurs (accéléromètre, altimètre, etc.) comme Fixbit et récemment Jaybone up. Tous sont là pour mesurer votre activité.

Alors qu'à le Nike par rapport aux autres et pourquoi l'ais-je acheté ?

Et bien c'est d'abord un beau bracelet et puis il calcule votre activité et l'affiche sur son écran de 100 leds. Ce compteur d'activité s'exprime en "Fuels" basé sur certains paramètres assez obscurs. Plus vous bougez, plus les fuels s'accumulent mais il ne s'agit pas de gigoter bêtement le poignet pour en gagner, le bracelet prend aussi certains autres paramètres. En fait il capte la différence entre la course et la marche (l'accéléromètre doit enregistrer une différence de poids), la vaisselle ou le ping-pong. Bref, ce score vous renseigne sur votre activité de la journée.

On peut définir un objectif journalier, 2000 fuel correspondent à une activité sédentaire, 5000 à une grosse journée de sport, le but est d'arriver à tenir cet objectif et c'est là où je veux en venir : le Fuelband me sert à me bouger, c'est une sorte d'entraineur personnel et jusqu'à présent ça fonctionne.

La première journée, j'avais fixé mon objectif à 3000 fuels, je l'ai tenu -et dépassé- car j'ai couru 50mn, le lendemain, je suis resté à la maison et fixé 2000 fuels que j'ai tenu aussi car arrivé à 20h30 il me restait 700 points à grappiller et je suis donc sorti un peu courir pour y arriver. Hier, je suis sorti très souvent de mon bureau pour mon activité (et aussi pour bouger tout simplement) et j'ai obtenu 3800 fuels. Aujourd'hui, je sais que j'en serai loin car à l'heure actuelle (16h15), je n'en suis qu'à... 847, il faut dire que j'ai eu très peu d'activité à mon boulot et le temps gris, venteux et glacial ne m'incite pas du tout à sortir de mon bureau, ce sera la première fois en une semaine que je serai en dessous de mon objectif, je vais tenter de rattraper cela en jouant avec les enfants où en me promenant activement.

Alors c'est très vrai : pourquoi un gadget pour bouger alors que c'est si simple de faire quelques gestes naturellement ? La question se pose, c'est clair et parfois je me dis que c'est bien idiot mais en même temps, je travaille tout seul dans un grand bâtiment et ne voit parfois personne de la journée alors le manque d'activité me guette et ce petit appareil me rappelle que je ne bouge pas assez. J'espère que ça m'incitera à être plus nerveux et à me fixer des objectifs plus ambitieux, réponse dans quelques semaines...

mercredi 20 mars 2013

Cinqdoigts

Il a cinq ans, je me moquais (gentiment) de Gymnase Bob, prof de sport dans l'établissement scolaire où je travaillais à époque. Il me faisait doucement rigoler car il avait acheté des chaussures rigolotes en direct des États-Unis, il s'agissait des Fivefingers de Vibram, des chaussures de course minimalistes.

Depuis, je me suis mis aussi à courir (depuis octobre dernier), histoire de perdre un peu de poids et faire tourner le système cardio-vasculaire qui est au ralenti depuis bien trop longtemps. J'ai commencé par faire des sorties de 5km en 35mn puis je suis descendu sous les trente minutes, j'en enclenché les dix kilomètres, avec du mal mais toujours avec la fierté de les terminer sans marcher. Bon, pour mon coeur c'est une autre histoire car il est toujours en sur-régime (186 en moyenne). Bref, je cours. Quand le temps le permet.

J'ai regardé pas mal de reportages, lu quelques sites Web qui parlaient de la course et j'ai compris une chose qui est toute bête et pourtant évidente : nous ne courons pas correctement. Les chaussures que nous portons atrophient certains muscles du pied en voulant trop le protéger. L'amorti des chaussures en est la principale cause mais aussi le "drop", la différence entre l'avant et l'arrière du soulier qui est parfois supérieur à 12mm (pour donner du dynamisme à la foulée). En gros, les chaussures modernes, grâce à leur amorti, nous poussent à atterrir sur le talon au lieu du milieu du pied. Essayez voir de courir pieds nus, vous sentirez tout de suite que votre course se fait au bon endroit sinon vous vous créerez immédiatement des douleurs au talon. Tout cela explique que nous avons tous des pieds faibles si l'on compare aux Kényans ou aux Tarahumaras (lire le livre "Born to run" ou Né pour courir) qui marchent et courent le plus souvent pieds nus, comme l'Homme l'a toujours fait avant nos chaussures modernes. Donc pour avoir des pieds forts et éviter les douleurs dues aux chaussures (genoux, hanches, dos, pieds), il faut retrouver des attitudes naturelles (je ne dis pas que courir pieds nus arrange tout et évite des douleurs, au contraire, ça peut en créer d'autres mais ça permet d'éviter certaines pathologies).

Donc, tout ça pour dire que, après avoir essayé plusieurs paires de chaussures dont certaines me provoquaient des maux aux genoux, aux hanches et dans le creux des pieds (sans compter les ampoules), j'ai choisi de revenir à quelque chose de plus naturel, c'est à dire tenter de courir pieds nus. Or, comme me l'a justement bien dit Pascal (ou Gymnase Bob) dans un mail, je suis lourd (plus de 90kg), grand, peu entrainé, musculairement peu préparé, sédentaire avec un travail majoritairement de bureau, je cours majoritairement sur route et je n'ai jamais vécu pieds nus, ce qui va... bien me compliquer la tâche !

Alors plutôt que de dire "allez hop, au feu mes godasses toutes neuves et allons taquiner le chevreuil à la course !", je vais y aller doucement, tranquillement, sans garantie d'y arriver. Et donc pour m'aider, je vais passer par des minimalistes, des chaussures sans drop ni amorti, bref juste quatre millimètres entre le sol et mon pied, le temps de faire la transition (ou pas) vers le plus simple appareil (mais non, pas tout nu !).

Alors dans le choix des minimalistes, depuis quelques années (sans doute 2008, Gymnase Bob était précurseur), presque toutes les marques s'y s'y ont mises mais c'est très cher (souvent plus de 100€) alors qu'il y a moins de technologie dedans, c'est encore nouveau, peut-être rare ou de mode mais très exagéré selon moi. J'ai profité d'un déstockage chez commepiedsnus.com pour m'offrir une paire de Fivefingers Bikila pour 64€ port compris (j'ai un code réduction de 10% + port gratuit si ça vous intéresse). Les voici.

La gamme a évolué depuis 2008, date du billet sur ces chaussures, maintenant, il y a des crampons.


Comparé à mes chaussures de trail actuelles, elles sont bien plus fines et plus courtes. Paires en 47.


Alors je ne les ai pas vraiment essayées, à peine quelques centaines de mètres en marchant vu les conditions météo hivernales (on a très vite froid aux pieds là dedans !) et j'avoue que j'ai eu un peu de mal à faire rentrer tous mes orteils ! C'est comme un gant... mais pour les pieds or, contrairement aux doigts qui sont libres et utilisés quotidiennement, les orteils sont le plus souvent dans une cage et, à part le gros orteil, on en perd l'utilité donc ils se ratatinent un peu (je me suis d'ailleurs aperçu que mon petit orteil droit ne touchait plus le sol !) donc il m'est difficile de faire entrer tous les orteils dans leurs compartiments. Maintenant, quelles sensations ? Un peu bizarre au niveau des orteils mais la l'effet "pieds nus" est bien là. Je vous en dirai plus une fois que le soleil sera de la partie.

Je vous invite à visiter plein de sites Web pour vous faire une idée sur le minimalisme, voir des vidéos dont celle là : "Sommes-nous fait pour courir ?" qui est issu d'Arte.

Je ne pouvais pas non plus ne pas parler des chaussures à l'opposé du minimalisme : le tout amorti ou oversize, ce que porte actuellement Gymnase Bob. Je vous livre la description qu'en fait le magazine "Jogging International" daté d'octobre 2012 : "Complétement à l'opposé des minimalistes, la chaussure oversize se caractérise par une semelle surdimensionnée à la forme très marquée, souvent en arc de cercle. Elle associe un amorti important à cette forme de semelle qui favorise le déroulé du pied. L'idée est - à l'inverse du minimalisme - d'accompagner et d'augmenter l'efficacité de la pose du pied à chaque foulée. Ces chaussures sont supposer diminuer les risques de blessure, réduire le coût énergétique de la foulée et augmenter la vitesse de course".

mercredi 6 mars 2013

Escalier

Juste avant le couler la dalle de l'étage, le maçon a monté l'escalier. A la base, un escalier en bois nous semblait bien plus beau mais le budget n'aurait pas été le même donc on s'est rabattu sur le béton. Comme le maçon le disait : sur le plan ça a l'air facile mais la réalité diffère toujours, c'est pourquoi on a changé un peu la configuration dudit escalier. Conformément à notre demande, il a donc fait un demi-palier.

Ça ne se voit pas mais il restera un peu de place pour mettre un bureau même s'il sera étriqué.


De la neige, jusqu'en mars, pour une fois que l'on a une année normale... ça ne nous arrange pas trop.


Pour le chauffage, ça a été un grand débat et pas mal de forums épluchés par Nekibo pour trouver un mode idéal. Il était clair qu'il nous fallait un foyer central (d'où une refonte complète des plans de la maison) en plus d'un chauffage au sol posé mais non relié (ça sera pour plus tard ou pas du tout, on verra ça à la retraite ou si on a froid).

Au début, nous étions partis sur un poêle type fourneau de 200-300 kg qui chaufferait vite et bien mais qui nécessitait de le recharger toutes les quatre-cinq heures. Idéal pour les vacances ou le week-end mais pas en semaine où nous serons absent la plupart du temps.

Nous avions aussi pensé au poêle à pellet mais vite abandonné pour la consommation continue de courant, la fragilité de l'électronique et le bruit permanent de la vis sans fin.

De l'autre coté, question poêle, le top aurait été un poêle de masse de 2-3 voire 4 tonnes mais avec un inconvénient de taille : le prix. A 10000€ on a vite déchanté.

Alors Nekibo a trouvé ce qui serait le meilleur compromis : un poêle semi-massique à monter soi-même et avec une rentabilité excellente de plus de 90%. Elle a trouvé ça chez Alsamasse. En fait, c'est une poterie qui propose des éléments à monter soi-même, avec ou sans chauffe-plat (on en a prit, c'est plus joli). Le prix est d'environ 5000€ et ça pèse 1.2 tonnes. L'avantage c'est que l'on fait deux-trois super flambées par jour et le poêle rayonne la chaleur toute la journée. En plus, une fois la flambée faite, on peut débarrasser le foyer et y faire cuire du pain ! C'est pas beau la vie ? On peut y bruler toutes sortes de bois mais de préférence du bois qui brule vite et fort comme des palettes, du résineux car comme les fumées sont brulées deux fois (post-combustion), il n'y a que peu de suies et la fumée sort à environ 70°C. On attends de voir mais on y croit très fort.

Source : Vincent Pirard, poêle de masse
Voilà à quoi ça devrait ressembler, nous avons juste opté pour une porte plus petite.


Source : Vincent Pirard, poêle de masse
En kit, ça donne ça : deux palettes et un mode d'emploi !


Source : Vincent Pirard, poêle de masse

Le principe de la flamme inversée pour les poêles Alsamasse, le modèle certifié n'est monté que par leurs soins et a une efficacité de 92%.

Nous avons commandé le poêle pour septembre-octobre, on aura bien d'autres choses à faire dans la maison avant !