Tout a commencé avec un ami qui voulait avoir des poulets à la maison. Comme il a un grand terrain il voulait se lancer dans un petit élevage avec des races de poules très différentes. Sa femme lui a fait longtemps comprendre qu'elle n'en voulait pas. Reprenant l'idée au vol et aussi un peu par défi (je l'ai beaucoup charrié avec cette histoire), je me suis dis qu'avoir des gallinacés serait une bonne opération, à défaut d'avoir des lapins (Nekibo refusant catégoriquement cette idée). J'ai donc profité que Nekibo lance son opération couveuse à l'école pour relancer le sujet et après l'avoir longuement cuisiné, j'ai enfin pu me lancer dans l'élevage de poulets.

D'abord je voulais cinq ou six bestiaux, histoire d'avoir de la viande ainsi que des œufs mais la raison aidant, Nekibo m'a fait accepter de ne garder que trois poules. Celles-ci ne venant au monde début mai et ne pouvant habiter à l'extérieur que plusieurs semaines plus tard, j'ai eu tout loisir pour confectionner un poulailler digne de ce nom. Celui-ci ne m'a pas coûté très cher : à part le lambris j'ai tout récupéré à droite à gauche ainsi que le grillage à la déchèterie. Une bonne affaire quoi. Bon allez, assez de blabla, voyons voir donc tout cela.


La naissance dans la couveuse, 21 jours après la mise en place, c'est aussi là que l'on peut voir qui est viable ou pas.



Hou c'est trop mignon ces boules de duvet, très fragile aussi.



Première mise en place de la maison des poules, je me rends compte que le toit ne s'accorde pas trop avec le reste.



Sur le coté viendront en temps utiles les caissons où les poules pourront pondre.



Vue de l'arrière, le panneau ne tient en place que par un système rudimentaire mais simple d'attaches sans clous ni vis. Il est escamotable pour le nettoyage et l'entretient de l'abri.



Dedans c'est simple : deux couches de lino recouverts de paille. Le toit comprend un rangement vaste pour les graines et les programmateurs (lumière et porte).



Premier contact des poussins avec leur nouvelle maison, ils ont l'air un peu perdu.



Toujours pratique : un perchoir.



La plus grande des poules qui s'avère aujourd'hui être... un coq.



Au début, pas question de les laisser sortir mais j'ai remplacé la porte par une grille.



On est pas bien là ?


Quelques semaines plus tard, tout le monde à bien grandi. Par manque de place, j'ai déplacé le poulailler, placé une mangeoire abritée à l'extérieur et les poussins ont enfin compris que le soir, quand la lumière faiblissait, il fallait rentrer à la maison où une veilleuse restait allumée pendant toute la nuit puis qu'une heure (les nuits commençant à être plus chaudes et le duvet progressivement remplacé par des plumes).

Nouvelle organisation : plus de place pour tout le monde, des portes et des oiseaux heureux.



Souvent, je laisse les poussins sortir, histoire de les laisser gratter la terre, manger des bestioles.



J''ai toujours un peu peur que les chats en fassent leur quatre heures mais jusqu'ici tout va bien et les animaux se tolèrent bien.



Alarm ! Alerte rouge ! Crapaud s'approche d'un peu trop près de la volaille !



Ha ben non, fausse alerte, les chats ont encore une certaine appréhension des poules. Celles-ci, en grandissant, seront encore plus difficiles à attraper.


Les poussins ont maintenant un mois et demi. D'ici trois mois les deux coqs passeront à la casserole, il ne restera plus que trois poules, silencieuses (pas de Cocorico à tout heure de la journée comme chez nos voisins). Mais avant tout, il faut qu'ici moins d'un mois je trouve un système d'ouverture et de fermeture automatique de la porte car pour l'instant c'est une opération manuelle. J'ai déjà réfléchi au problème et un moteur de jouet ainsi que deux transformateurs devraient m'aider car avoir des poules c'est se priver de vacances (à moins d'avoir des amis qui viennent matin et soir). Du coup, si je trouve un moyen d'ouvrir la porte le matin et de la refermer le soir, en plus d'un système de vis sans fin pour la mangeoire et de l'eau à volonté, on aura un poulailler autonome qui nous permettra d'aller quinze jours en vacances. Suite donc au prochain numéro !