La petite ville de Dieuze, en Moselle, est, il faut bien le reconnaître, un peu paumée et en passe de l'être un peu plus grâce à notre Président bien aimé (le départ des militaires va plomber la ville). Pourtant, lors de ma traversée de la citée, dimanche dernier, j'ai vu l'affiche d'une exposition très intéressante. Le soir même, je m'y suis rendu et vous livre quelques images sur le métier du bois qui y est décrit.

Entrée gratuite jusqu'en novembre, vous avez le temps de vous y rendre.



On nous donne une plaquette d'explication et on commence par la base : l'arbre, la coupe, la scierie, le débit, tout ça avec des vidéos très complètes.



Rapidement, on tombe sur le premier meuble. Il n'est pas du goût de tout le monde mais il faut voir la façon dont c'est fait : tout en rondeur, avec un beau plaquage. Pas facile à concevoir.



Façade présentant quelques façonnages, certains bigrement compliqués à faire.



Cet espèce de moulin à prières tourne, imaginez la difficulté à fabriquer cela.










Le travail des compagnons, tout en arrondis, cintrages, pas facile à faire (essayez pour voir !)



Photo d'une photo d'une tenonneuse des années 50, très utile mais aussi très dangereuse (pas de protections).



Les collages.



Petit historique de la menuiserie à travers différents meubles, éclatés pour suivre l'évolution des techniques.



Confiturier, Louis XIII. Les colonnes à spirales étaient très répandues à cette époque.



Les plaquages et dorures se répandent (bureau style Louis XIV).



Assemblages d'une porte Tenons et mortaises cintrés, moulures.



Chiffonnier de Louis Majorelle. L'art nouveau arrive.



Les poignées de portes évoquent aussi la nature, la légèreté.



Le pied n'est pas fini ou c'est fait exprès ? Je penche évidemment pour la seconde version.



Encore de l'art nouveau. J'avoue avoir un faible pour ces formes légères, évoquant la nature (voir aussi les œuvres de Gaudi).



L'art, comme la musique contemporaine, me rebutent un brin.



L'exposition se termine avec un livre d'or et des outils en vitrine.



Donc, si le travail du bois ou les réalisations des compagnons vous intéressent, je vous conseille vivement d'aller à Dieuze, même si c'est perdu au fond de la Lorraine.



On arrive aux vacances, comme pour toute l'activité économique (autre que celle liée au tourisme), je vais ralentir mes publications pour partir le 11 à Moustier Ste Marie dans le Verdon. Ce n'est pas encore pour tout de suite mais il me tarde de m'y rendre. En attendant, j'aurai encore deux ou trois billets à poster alors ne zappez pas !