Un billet par semaine, c'est pas bien folichon...
Déménagement en cours, les soucis laissent doucement place à la fatigue. L'accumulation des problèmes me rend triste et j'ai un peu de mal à sortir la tête hors de l'eau.

Aujourd'hui, mélancolie, nostalgie, spleen, fatigue ne m'inspirent que des pensées sombres d'outre-tombe.


Les bras sont lourds tant ils se sentent inutiles.
Les yeux coulent à vouloir trop se fermer.
Le ventre se plaint de n'être alimenté que de poisons.
Les jambes se dérobent de ne porter que de la viande molle.
Mon corps m'abandonne.

Ma barbe et mes cheveux passent au gris.
Mon regard se vide.
Mon sourire s'efface.
Mes traits se creusent.

Repli sur soi et pourquoi pas ?
Sarko va être élu.
Le climat nous promet des extrèmes.
La fin du monde est avancée de deux minutes.
Si ce n'était que ça...

Parfois, on voudrait se mettre entre parenthèses, cesser de sentir, ressentir le monde extérieur. Difficile en ce moment de goûter à certains moments de simplicité, de joie, de tranquilité. Je crois qu'il faut être fort pour ne voir que du positif en toutes choses. Fort ou inconscient. Je ne suis peut-être ni l'un, ni l'autre. Je n'arrive pas à passer le cap, voir au dessus de cette masse, cette fumée opaque qui m'entoure et m'empêche de respirer, de vivre, de m'épanouir. Impossible de prendre les bonnes décisions, de me battre pour l'avenir. Il y a des jours comme ça où l'on ne voudrait pas vivre ou se laisser aller à petit feu.

Vivement le printemps.
Vivement le Soleil.
Vivement la lumière.
Vivement un bon coup de pied au c..

Allez, ça ira mieux demain.