Petite soirée ciné hier soir. Avec ma chérie nous avons visionné Borat sans trop savoir ce qu'il en retournait (c'est parfois utile d'en savoir le moins possible sur un film). Et bien nous n'avons pas été déçu !

Borat est un journaliste kazakh, dans son village à la saveur de bidonville il nous présente sa soeur (qui a reçu un prix de prostitution), son voisin qui lui pique toutes ses idées, sa mère qui est doyenne du village avec 42 ans (elle en fait 90) et tout son quotidien (il est question d'un mémorable "lâcher de Juifs").

Il décide de partir aux USA pour un voyage culturel et pour présenter sa glorieuse nation. Borat accumule les gaffes, tombe amoureux de Pamela Anderson (qui cherchera à retrouver en Californie), tente d'acheter des armes et un hummer (un 4X4 énorme) pour dégommer les juifs (à défaut, il s'achète un ours), ignore comment fonctionnent les toilettes, se fait exorciser par des pentecôtistes (une scène délirante) et j'en passe et des meilleurs.

Borat est un pseudo reportage, il est question d'un Kazakhstan arriéré, de coutumes d'un autre âge et -heureusement- inventées (même si on peut parfois en douter), d'une Amérique hors normes où l'on rencontre le pire comme le meilleur. En sortant de la salle, on peut se demander ce qui est faux de ce qui est vrai et ce n'est pas facile. On ne s'étonnera pas vraiment qu'un armurier propose une arme particulière à Borat qui veut un fusil pour tirer sur les juifs ni que les gens dans la rue s'enfuient quand Borat se présente à eux et veut les embrasser. On a parfois du mal à croire ce que l'on voit car tout sonne juste : les personnes que Borat rencontre ne "jouent" pas, ils disent ce qu'ils pensent et j'en ai eu confirmation dans Télérama et Première qui assuraient que Borat se présentaient effectivement comme un journaliste kazakh aux gens qu'il rencontrait et que toutes les scènes montraient le vrai visage des Etats Unis (c'était quand même des morceaux choisis, je ne pense pas que l'on puisse généraliser).

Alors mis à part une partie délirante où Borat et son producteur se coursent nus dans un hôtel et se bagarrent jusque dans une salle VRP bondée de gens très très sérieux ainsi qu'une poursuite de Pamela Anderson qui jouait manifestement son propre rôle, on a une satyre efficace et très politiquement incorrecte de deux pays (on sent quand même bien que le Kazakhstan n'est pas comme décrit dans le film).

Alors oui, je vous conseille ce film, OVNI de cette fin d'année. Vous rigolerez beaucoup (le premier quart d'heure vaut se pesant de gloussements), vous serez effaré de cette amérique profonde et vous essayerez sans doute de démeller le vrai du faux.