Blog Orphanis.com

jeudi 30 novembre 2006

Croquis

Ce soir, conseils de classe.

Comme je ne suis pas prof, je ne fais qu'assister au premier conseil en ma qualité de technicien son et lumière (les bulletins sont projetés sur un écran via vidéoprojecteur). En attendant que ça lache, je m'amuse à faire des dessins, sans modèle et avec modèle.

Pour la mise en couleur, ça attendra. Là je suis un peu à la bourre.

Lundi, je mettrai en ligne une nouvelle "BD" de quelques cases. Je n'aurai plus le temps de la colorier avant (ou alors demain mais il faut absolument que je revise mon concours avant...) Voici un aperçu...

(Mais non, ça ne ressemble pas à un autre dessin parru il y a peu...)

Bon week-end à tous !

PS : En me relisant, je m'aperçois que je dessine vraiment comme un gamin, j'ai donc viré les dessins les plus simplets (par rapport à hier).

mardi 28 novembre 2006

Dessinez c'est gagné


Cette fois, j'ai copié sur Frodon, j'ai encore du mal (c'est pas trop mon métier) mais le but c'était surtout de varier les couleurs dans le dessin. Je ne connais pas encore les bonne techniques pour gribouiller sur une couleur sans en affecter une autre, faudrait que je trouve un spécialiste de Photoshop (même si je ne l'utilise pas, ça doit être pareil pour les autres logiciels). Donc si vous connaissez quelqu'un qui peut m'aider pour les calques et les mélanges de couleurs, il serait bien urbain.

En attendant, ça donne quand même ça :


lundi 27 novembre 2006

Nos amis les jeunes

Hier, pendant une partie de billard, à Amnéville.

L'entrée de la salle était occupée par des djeunes bien de notre époque, téléphone à la main et vocabulaire approximatif. Moi qui travaille dans un établissement scolaire pour jeunes en échec scolaire, je pensais entendre le pire language mais en fait non : il faut croire qu'ils parlent tous comme ça. Je me souviens plus trop des adjectifs fleuris qu'ils employaient mais ça ressemblait beaucoup à cela. Quel bonheur.

lundi 20 novembre 2006

Une super histoire dessinée par moi

Je dessine comme un gamin et l'air de rien ça m'a prit un temps fou. N'empêche que j'ai enfin terminé ces quelques planches racontant l'odysée formidable de quelques mosellans en quête d'un moment de frissons.


C'est ici que ça se passe.


Bon, c'est vrai que c'est pas très drôle comme ça mais ça avait l'air bien mieux dans mes souvenirs...

vendredi 17 novembre 2006

Rangement 2

C'est tout simplement une vidéo que j'ai retrouvé de l'époque de mon ancien appartement qui était en bordel, comme il se doit.

Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan

Petite soirée ciné hier soir. Avec ma chérie nous avons visionné Borat sans trop savoir ce qu'il en retournait (c'est parfois utile d'en savoir le moins possible sur un film). Et bien nous n'avons pas été déçu !

Borat est un journaliste kazakh, dans son village à la saveur de bidonville il nous présente sa soeur (qui a reçu un prix de prostitution), son voisin qui lui pique toutes ses idées, sa mère qui est doyenne du village avec 42 ans (elle en fait 90) et tout son quotidien (il est question d'un mémorable "lâcher de Juifs").

Il décide de partir aux USA pour un voyage culturel et pour présenter sa glorieuse nation. Borat accumule les gaffes, tombe amoureux de Pamela Anderson (qui cherchera à retrouver en Californie), tente d'acheter des armes et un hummer (un 4X4 énorme) pour dégommer les juifs (à défaut, il s'achète un ours), ignore comment fonctionnent les toilettes, se fait exorciser par des pentecôtistes (une scène délirante) et j'en passe et des meilleurs.

Borat est un pseudo reportage, il est question d'un Kazakhstan arriéré, de coutumes d'un autre âge et -heureusement- inventées (même si on peut parfois en douter), d'une Amérique hors normes où l'on rencontre le pire comme le meilleur. En sortant de la salle, on peut se demander ce qui est faux de ce qui est vrai et ce n'est pas facile. On ne s'étonnera pas vraiment qu'un armurier propose une arme particulière à Borat qui veut un fusil pour tirer sur les juifs ni que les gens dans la rue s'enfuient quand Borat se présente à eux et veut les embrasser. On a parfois du mal à croire ce que l'on voit car tout sonne juste : les personnes que Borat rencontre ne "jouent" pas, ils disent ce qu'ils pensent et j'en ai eu confirmation dans Télérama et Première qui assuraient que Borat se présentaient effectivement comme un journaliste kazakh aux gens qu'il rencontrait et que toutes les scènes montraient le vrai visage des Etats Unis (c'était quand même des morceaux choisis, je ne pense pas que l'on puisse généraliser).

Alors mis à part une partie délirante où Borat et son producteur se coursent nus dans un hôtel et se bagarrent jusque dans une salle VRP bondée de gens très très sérieux ainsi qu'une poursuite de Pamela Anderson qui jouait manifestement son propre rôle, on a une satyre efficace et très politiquement incorrecte de deux pays (on sent quand même bien que le Kazakhstan n'est pas comme décrit dans le film).

Alors oui, je vous conseille ce film, OVNI de cette fin d'année. Vous rigolerez beaucoup (le premier quart d'heure vaut se pesant de gloussements), vous serez effaré de cette amérique profonde et vous essayerez sans doute de démeller le vrai du faux.

jeudi 16 novembre 2006

Un grand moment de rangement...

C'est souvent le capharnaüm dans mon bureau. J'ai beau me dire qu'une fois rangé je ferai en sorte de le maintenir en ordre, rien n'y fait.

Aujourd'hui je remonté mes manches et j'ai fais un peu de rangement, j'en ai profité pour brancher une webcam et "filmer" ce grand moment.
Alors c'est pas très joli, la webcam est d'entrée de gamme mais si je retrouve un jour une autre vidéo de mon ancien appartement, je vous montrerai le bordel ambiant...

Allez zou, admirez le travail.



C'est du "stop-motion", technique avant gardiste pour courrir très très vite et retirer des objets sans être pris par la caméra. Trop fort non ?!

mercredi 15 novembre 2006

J'aime Donjons et Dragons....

Il y a un bon petit moment que je l'ai vu mais je m'en souviens toujours et ça me fait bien rire. ll s'agit d'une vidéo d'une partie de Donjons & Dragons réalisé par des québequois, malgré leur accents on comprend très bien ce qu'ils disent. Le tout est assez classique mais c'est la fin qui est la plus rigolote, hu hu !

Si vous avez une petite connexion, passez votre chemin car la vidéo fait tout de même 41 Mo.

Attention, c'est pas très fin... à la fin. Vous voilà prévenus.



mardi 14 novembre 2006

Pourquoi je ne sais pas qui voter en 2007

Bon allez, je parle exceptionellement politique aujourd'hui. Les présidentielles sont lancées en France, un certain nombre de candidats font du bruit pour qu'ils soient déjà choisis. Plus qu'avant 1995, les faits divers, l'actualité sont le centre des débats. Plus de visions à moyen terme ou long terme, plus de vision gauche-droite ou d'idéologie, on voit surtout le petit vieux agressé, les accidents de voitures et les candidats interrogés sur ces questions ainsi que leurs réactions à chaud. Evidemment, la télé ne voit plus que les deux candidats phares, les autres sont en retraits (on se croirait aux USA avec les républicains et les démocrates alors qu'il y en a d'autres). Alors toutes les erreurs, les commentaires déplacés et les déclarations antérieures reviennent sur le devant de la scène et cela grâce à Internet.


Alors chacun y va pour taper sur des minorités, accabler les uns, promettre aux autres, c'est la mode. Merci Ségolène de stigmatiser encore les profs au lieu (c'est vrai, ils n'ont que des avantages ces fénéants, les Emplois-Jeunes, c'était pourtant bien pratique pour aider les enfants en difficulté, non ?).
Le danger c'est comme pour 2002, de se retrouver avec deux fâcheux au second tour et je sens bien Sarko contre Le Pen car à gauche la règle est au dispersement, tout ces braves gens possédant tous LA bonne vision.

Je ne tient pas vraiment à voter qui que ce soit, le "vote utile" ne me faisant pas envie non plus. Je suis pourtant bien content que Nicolas Hulot arrive et donne un (léger) coup de pied dans ce nid de politicars pour faire passer l'écologie dans un plan supérieur. Plutôt que de voir à court terme, il propose le long terme et peut éventuellement nous éviter de tomber des nues quand il faudra payer la facture de notre "toujours plus". Evidemment, les Verts sont là aussi mais comme dans les autres pays, c'est l'image qui compte et les médias chouchoutent Nicolas Hulot (ainsi que tous les partis politiques).
Bon, je sais bien qu'il a défendu Chirac en 1995 et 2002, qu'il s'est allié avec des pollueurs notoires (Saint Gobain, EDF, GDF, etc.) mais je suis pour la prise en charge des préocupations actuelles et la défense de notre environnement, je vais essayer d'oublier tous ses sponsors pour l'instant.


lundi 13 novembre 2006

ADN, RFID, sécurité, etc. La suite

A la demande générale (ha ha, ça me fait toujours bien rire !), je continue mon billet précédent.

Donc, qu'en est-il de l'individu dans tout cette surveillance, ce climat sécuritaire où tout le monde est fiché grâce aux produits que nous achetons, nos traces bancaires et tout le toutim ? Et bien les gens en redemandent ! Enfin pas tous, une bonne partie de ceux qui ont peur (merci Sarko) et qui craignent les terroristes veulent plus de contrôles, plus de sécurité et de surveillance.

L'étape suivante est, comme pour les vaches, de se faire marquer grâce à une puce (RFID aussi). Des chercheurs ont déjà commencé à s'implanter ces appareils pour faciliter leur identification, ce qui permet par exemple d'accéder à des salles ou des ordinateurs sans taper un mot de passe, d'ouvrir des portes automatiquement, de faire dire à votre maison "Bonjour M. Dugenou" quand vous ouvrez votre porte d'entrée, voire même, dans un futur proche, au bar de vous préparer automatiquement votre scotch préféré (le technophile boit du scotch chez moi) ou un rail tout prêt à la junkie qui revient de son lycée de naze. C'est beau tout ça et ça va bientôt arriver.

Alors tout ça vous paraît encore lointain mais je sens que d'ici vingt ans tout au plus ça sera entré dans le quotidien des gens. D'abord on leur dira les avantages de ces puces et on commencera par les bébé : depuis la naissance ces puces contiendront le suivi médical de l'enfant (plus besoin de carte vitale) et à l'hôpital ils seront automatiquement reconnus et ainsi les erreurs seront désormais exclues. Par la suite, vous passerez la main devant un détecteur chez votre généraliste et hop il sera de suite votre passé médical. Ensuite on nous implantera d'autres puces : transport (puces SNCF, RATP ou votre propre voiture), notre employeur (comme cité plus haut, ce qui existe déjà). Pour le commerce, plus besoin de carte bleue (il faudra juste taper le code) et ainsi de suite.

En attendant la "super puce", on en aura peut-être quelques-unes dans le corps.

Alors tout cela ne prendra peut-être pas tant de temps que ça pour se généraliser. Comme les sociétés, les commerciaux sont malins, ils vont commencer par le "maillon faible" de la famille : l'enfant (pour les raisons citée plus haut) et puis grand-père et mamie qui sont seuls à la maison et qui n'auront qu'à appuyer sur un bouton dans leur main pour alerter les secours (je crois que ça existe déjà). Alors tout cela est très pratique et sera sans doute indispensable un jour (si si, comme pour le portable, la télé, Internet). Ce sera aussi très pratique pour surveiller tout ce petit monde : on pourra savoir en permanence où se trouve les gens : il suffira de disposer des bornes un peu partout. Chaque technologie a son revers de médaille et si des industriels et des pirates s'emparent de toutes ces informations qui vont transiter, je ne donne pas cher de notre peau (quand tout sera informatisé, qui pourra dire qui vous êtes réelement une fois qu'on aura fait du "vol d'identité" ?). Enfin, tout cela c'est pour plus tard. Je ne suis pas Mme Soleil mais je doute que Big Brother soit bien loin à présent.

Plus proche de nous, notre ordinateur nous surveille aussi et de plus en plus. Et quand ce n'est pas lui qui vous demande vos données personnelles, c'est vous qui lui donnez et le partagez sur Internet. Prenez Flickr qui vous propose de mettre vos photos à disposition de la communauté ou pire : Google qui se propose de stocker toutes vos données personnelles sur ses serveurs (espace de stockage géant, mots de passe, recherches sur votre PC, photos, etc.). Il paraît que la CIA s'intéresse de près à toutes ces données.

De plus en plus, votre ordinateur va vous surveiller (cookies, spyware, keylogger), vous brider par ses DRM (droit numériques liés à une oeuvre), servir à vos dépends (PC Zombies contrôlés par des pirates). Internet, espace gratuit et libre va être contrôlé par des multinationales (ICANN, Microsoft, Google) ou par des Etats (Chine, Iran, etc.). Les futurs logiciels Windows vont être verrouillés de tous les côtés et il va falloir montrer patte blanche pour y accéder, avant d'être prisonniers de ce système. Heureusement, il reste des systèmes libres dont Linux est le chantre mais je ne doute pas qu'un jour nous soyons tous esclaves de toute cette technologie et que le mot "anonyme" n'existe plus (on trouvera ça sans doute normal à ce moment).

Dans une enquête (il faudra que je la recherche), un certain nombre de points prévoit le futur de notre pays et de la technologie, il est ainsi montré que des technophobes vont apparaître. Pas des frileux des nouvelles technologies mais des gens qui rejettent cela car au lieu de rester un outil, la technologie va devenir notre maître. Il est possible que je sois de ceux-là...

vendredi 10 novembre 2006

Les nouvelles puces, la biométrie, l'ADN et la dérive sécuritaire.

Mardi soir, je suis allé à la mairie de mon village faire renouveller ma carte d'identité. La dernière que j'avais eue avait expirée il y a plus de dix ans et avait été remplacée par un passeport qui vient n'était plus valable depuis quelques semaines. J'étais assez rétissant à reprendre une carte d'identité car j'étais "fier" de ne pas en avoir eu depuis dix ans, c'est un peu mon coté rebelle qui ne fait pas comme tout le monde et puis ça étonnait toujours les gens de savoir que je n'avais pas ce bout de papier plastifié. J'étais presque marginal. Comme je devais reprendre des papiers d'identité (non, le permi de conduire n'est plus considéré comme papier d'identité) et que le passeport en plus de coûter 60€ (contre 350F il y a 10 ans) commençait à devenir biométrique (j'y reviendrai), je me suis finalement rabattu sur la carte d'identité (qui permet en plus de voyager dans toute l'Europe). Pourtant, quelle ne fût pas ma surprise quand la secrétaire de mairie me demandait une empreinte de mon index ! C'est nouveau ça ! J'admet ne pas être au courant de tout mais les dernières cartes que j'ai vu ne comportaient pas d'empreinte au dos.

Du coup c'est sûr, me voilà dans une base de donnée, au même titre que les criminels. J'attendais que la secrétaire me demande aussi de l'ADN, histoire d'être bien fiché par Big Brother.

Ma seule joie c'est de m'être brûlé le doigt il y a peu, du coup une partie de mon empreinte est "fondue" (comme Will Smith dans Men In Black qui fait disparaître ses empreintes dans un appareil). Me voilà presque incognito, enfin, dans mes rêves.

Car je ne me fais pas d'illusions, je suis, nous sommes de plus en plus fliqués et cela grâce à la technologie et ces politiques qui font règner un climat de peur de tout, qu'il s'agisse du terrorisme, maladies, banlieue, jeunes et j'en passe. Il va s'en dire que les prochaines élections vont tourner autout de l'insécurité comme en 2002 et que les deux plus grands prétentants au trône de France vont en faire leur cheval de bataille (Le Pen doit bien rigoler). Sarko a bien apprit de Bush pour ce qui est de faire peur et ça marche très bien en France, merci les médias qui font d'une souris une montagne.

Alors nous voilà entourés de caméras de surveillance, censés veiller à notre sécurité et faire règner l'ordre public contre la racaille. Les français sont pour du moment que c'est pour leur sécurité. Bien sûr. Reste que derrière chaque caméra il n'y a pas un policier qui est cloué derrière son moniteur (ça ferai des fonctionnaires en plus tiens) et que quand il se passe quelque chose c'est toujours trop tard (allez donc surveiller les rues de Paris ou le métro aux heures de pointe) et aucun logiciel n'est encore capable de repérer un visage particulier dans une foule. Mais ça viendra, n'en doutez pas. Alors on se dit que tout a c'est pour notre bien et que l'Etat ne peut pas surveiller tout le monde. Ben tient. On se dit aussi que des société totalitaires à la "Bienvenue à Gattaca" n'existeront jamais car les gens se rebelleront, que les citoyens ne se laisseront pas faire. Ben tiens. Parfois, dans les Guignols de l'info, PPDA interroge Sylvestre (l'icône de l'impérialisme américain) Patrick le Lay (patron de TF1) ou Sarkozy. Ceux-ci proposent des "évolutions" pour la sécurité, pour des émissions futures dans le genre "Et si on faisait un jeu, en prime time, filmé par mille caméras, où un sans-papier devait traverser une ville, trouver une carte verte ou un titre de nationnalité mais cent dingues, armés jusqu'aux dents feraient tout pour l'arrêter (cf : Running Man) ?" et PPDA de répondre "Ha non, vous êtes dingues, personne n'accepterai une chose pareille !". Du coup l'interwivé réponds "Ha non, ils sont pas encore prêts...". C'est de l'humour made in Guignols mais le pire est toujours à venir et ce qui nous semble inconcevable aujourd'hui sera notre pain quotidien demain. J'en mets ma main à couper.

Un grand pas commence à être franchi par des petits produits électroniques qui vont se substituer aux codes barres : les puces RFID. Derrière cette technologie bien pratique de puces communiquantes se cache une génial moyen de tous nous surveiller et d'en savoir long sur nous, nos habitudes alimentaires, nos hobbies voire même qui nous allons voter.

Pour ceux qui ne connaissent pas ces produits, je vais rapidemment vous expliquer à quoi ils vont servir : Ces puces contiennent des informations sur les produits que vous achetez : lieu de fabrication, date de péremption et traçage (pour les produits alimentaires), prix, sécurité contre le vol, etc. Ils sont normalement neutres mais on peut les faire "parler" grâce à un emmeteur qui va les faire communiquer par onde radio mais d'une portée de quelques mètres au maximum. Leur durée de vie est très longue vu qu'il n'y a pas de batterie et leur energie vient de l'appareil qui les interroge. Alors c'est très pratique quand vous allez faire vos courses car il n'y a plus besoin de passer les articles à la caisse car les produits se manifestent par eux même, du coup fini le travail rébarbatif des caissières, des hôtesses de caisse. De même, grâce aux frigos du futur, ce sont les produits eux-même qui diront s'ils sont en passe d'être impropres à la consommation ou qu'ils vont bientôt manquer et ils pourront demander au magasin de préparer leur achat futur. Wha, c'est un avenir tout rose bonbon qui s'annonce là, bientôt fini la corvée des courses le samedi et l'oubli de la moitié de ce que l'on avait prévu. C'est une vision idylique, magique même. Malheureusement, toute médaille a son revers et les industriels vont bien profiter de cette manne d'information. Et juste derrière les industiels c'est les gouvernements qui vont pouvoir nous "sécuriser" un peu plus.

Comme je vous l'ai dis, ces puces vont pouvoir emmetre à quelques mètres et un appareil adèquat pourra les faire parler où qu'ils soient. Rien n'empêche alors une société de sondage ou d'audit ou de suivi des consommation de faire un "ballayage" de toutes les puces RFID dans un quartier et de savoir ce que les gens achètent, regardent (bientôt des puces plus évoluées dans vos télés pourront très bien faire celà), lisent. Mais tout ça n'est qu'un début pour bien vous cibler et vous envoyer des publicités personnalisées. Mais je vous le dis encore, ce n'est qu'un début.

D'ailleurs, je vais arrêter ici pour cette première partie, déjà bien fournie et un peu fourre-tout. La seconde partie sera pour après-demain.

mardi 7 novembre 2006

Gunnm

Je n'aime pas trop lire les mangas, ces BD japonaises mais j'ai été attiré par la série Gunnm en allant sur le blog à la ciboulette car Gally y parlait de son pseudo qu'elle avait emprunté à l'héroïne de la série. Comme j'avais une copine du boulot qui est du genre "japonaise dans l'âme", je lui ai demandé si elle pouvait me prêter un tome ou deux... et bien je n'ai pas été déçu ! Je n'avais rien lu de tel depuis Dragon Ball (on ne rigole pas, oui je suis un grand gamin et alors ?!) et j'ai acheté illico la série complète qui compte neuf livres (sauf le n°4, cadeau de ma chérie).

Tout d'abord, le sens de la lecture est francisé ce qui est plus qu'appréciable car je ne supporte pas de lire les pages dans le sens inverse (en plus des planches et des cases qui sont aussi inversées). Les puristes vont sans doute bondir mais c'est comme ça.

Je vous raconte l'histoire brièvement : Ido, un humain, fouille dans la "décharge" de Zalem (la cité de la haute société) et y trouve le haut d'un corps d'une cyborg qu'il nomme Gally. Il la répare et se rend compte qu'elle est très douée pour le combat et que son passé est sans doute lié à un corps d'élite mais elle n'en a plus souvenir. Peu à peu, elle se lie avec des humains et son "coeur" se brise quand elle perd un petit copain. Elle devient très violente, cherche à se dépasser dans des courses du type Rollerball où tous les coups sont permis. Elle se reprend ensuite et devient plus humaine pendant un temps avant de devenir une sorte de machine à tuer aux ordres de Zalem. Bon, je résume à mort mais la série est très très bien, très violente aussi mais comme dans Blade Runner on retrouve la question qui est l'humain/ qui est la machine car Gally concerve son cerveau humain comme tous les cyborgs. Alors on a souvent des combats et dans le tome 7 on assiste presque à un affrontement de Goldorak contre un Golgoth ce qui est rigolo. On a aussi des moments plus légers où Gally devient très humaine. Bon, je n'ai pas encore tout lu mais je suis très impatient à chaque fois de lire la suite, ça va vraiment me manquer quand je serais arrivé à la fin du tome 9.

La suite de la série se nomme "Gunnm, the Last Order" mais parraît moins bien achevée, un peu comme quand on passait de Dragon Ball à Dragon Ball Z... (j'en vois encore qui se marrent au fond de la salle, c'est pas sympa ! :-)). La technologie est omniprésente dans Gunnm, à tel point que ça en devient parfois ridicule. Les gens de la décharge (les laissés pour compte donc) vivient de courses folles, de drogues et la misère est toujours présente c'est pourquoi des rebelles tentent de renverser l'ordre établi en détruisant Zalem. Gally cherchera à les en empêcher mais comme je n'ai pas encore tout lu, je pense qu'elle va se mettre du côté des rebelles à la fin de la série ou faire le pont entre les deux communautés, c'est à voir... Sinon, je trouve les dessins très bien faits, le trait est tendu, l'action se ressent très bien et par deux fois (c'est mon coup de coeur), de la musique est jouée par Gally ou un autre personnage et il s'agit de "Big Generator" de Yes et "Inside Looking Out" d'Alan Parsons, deux morceaux peu connus mais que je connaissais déjà et que j'adore (je ne les ai pas ici mais je les mettrai en ligne très prochainement).


Zalem est une citée flottante retenue par une colonne de 4000m de haut. En dessous d'elle se trouve la décharge et toute la misère qui découle des grandes villes.


Un ennemi qui veut la peau de Gally. Il est très puissant et animé par la vengeance. Il causera presque la mort de Gally.


Sur certaines doubles-pages on peut voir de très beaux dessins. Le format poche ne rend pas bien justice à la qualité du travail et le soucis du détail.


Il y a aussi des moments de franche rigolade comme dans cette scène où il pleut des poissons dans le desert, je n'ai pas bien compris pourquoi (sans doute un ouragan les aura arrachés à la mer).

lundi 6 novembre 2006

Fourbissez vos armes

Je suis abonné depuis plusieurs semaines à l'émission Les Années Lumière en podcast (ou plus exactement, en baladodiffusion comme ils le disent très bien), programme québécois sur les sciences, la médecine et tout un tas de rubriques en relation avec ces matières suscitées. L'avantage par rapport aux programmes français de Radio France, c'est que des sujets très variés sont évoqués durant deux heures et j'aime bien avoir un autre point de vue des sciences ou de la société que notre pays, cela permet parfois d'élargir notre vision.

La semaine dernière, l'émission était en public, des invités parlaient de sujets comme la convention d'Ottawa, la politique environnementale du Canada, etc.

Un thème m'a pourtant un peu énervé (un peu, je ne vais pas me fâcher pour ça), c'est "la pandémie d'obésité" qui se développe sur toute la planète. Comme bien trop souvent, la presse adore employer des mots très forts, surtout pour des sujets graves. On retrouve ainsi des "escalades de la violence", des "bus fous" qui, incontrôlables, écrasent des passants, des "incroyables", "fantastiques" et autres "horribles", "catastrophiques" ou encore "apocalyptiques". Derrière tous ces mots, très forts, se cache sans doute une surenchère, une escalade des termes pour avoir un impact marquant sur le grand public. J'ai commencé à entendre des mots comme ça dans des reportages américains où des accidentés, des témoins de faits divers mentionnaient ce qu'ils avaient vu ou vécu, dans presque toutes leurs phrases un superlatif était tapi. Je trouvais cela déjà fort mais depuis quelques années je vois que nos bons gaulois utilisent de plus en plus ces mots et avant tous les autres : les journalistes. Bien sûr il faut vendre et la presse (télévisée en premier) se doit d'être "objective" (je ris de ce mot) mais doit se démarquer des autres journaux du 20h ou du 13h alors pour ça on fait comme les Fox News ou les NBC : on grossi tout pour que ça paraisse encore plus énorme.

On aura ainsi (si on est neutre) par exemple : "une jeune femme a été retenue prisonnière dans le foyer conjugal pendant un an" et si on écoute la presse : "une jeune mère de famille a vécu l'enfer dans son ménage car son époux la forçait à de multiples sévices extrêmement pénibles et dégradants sous les yeux de ses enfants horriblement marqués par cette épreuve". Bon, c'est un exemple sans cas concret, je pourrais ainsi parler de cette autrichienne retenue chez elle depuis quatorze ans (il me semble) et qui a vécu "l'enfer" (ce n'est pas trop ce qu'elle racontait mais on a un journal à faire vendre mon bon ami. Parfois j'ai l'impression que le Nouveau Détective ou Paris Match s'est invité à la télé. Le problème aussi, c'est d'entendre les gens dans la rue ou une amie qui trouve horrible d'avoir eu à supporter des chaussures un poil trop petites pendant une journée (c'était un vrai martyr alors qu'elle n'a même pas eu d'ampoules).

Bref, tout ça pour en venir à cette "pandémie d'obésité" dont nous rabâche la presse tant écrite que radiophonique ou télévisée. Je précise qu'une pandémie est une épidémie qui s'étend sur un ou plusieurs continents et qu'une épidémie est en 1 : une propagation subite et rapide d'une maladie ou en 2 (figuré) : apparition subite d'un quelconque phénomène nuisible non désiré. Bon, j'avoue que ce terme peut être appliqué à l'obésité mais je le trouve très fort car on le compare alors au SIDA, à la Grippe Espagnole ou à la peste noire, ce qui n'est pas rien.

Pour moi, l'obésité n'est pas une maladie mais une déviance, une conséquence du libéralisme et de notre société basée sur la consommation et l'individualisme ainsi que les mauvaises habitudes alimentaires qui en découlent grâce aux industriels et la télévision (je résume beaucoup mais tout est là). Si l'obésité est une maladie, elle est plus volontaire qu'accidentelle et ce sont nos habitudes qu'il faut surtout remettre en question.

Je soulève deux trois points souvent entendus dans les médias et qui expliquent cette altération de notre santé.

Premier point : la bouffe coûte cher et on ne fait plus la cuisine.

La cuisine prends cinq minutes si on veut faire vite et une bonne soupe est vite préparée (même celle en sachet ne coûte pas cher et n'est pas grasse). En outre, les produits frais, les fruits sont très économiques, permettent de se remplir l'estomac rapidement, sont très bons pour la santé. C'est surtout moins cher que les Mars, glaces et autres produits cuisinés qui sont souvent trop sucrés ou salés et qui donnent encore plus faim.

Second point : On mange trop.

Il faut manger moins (c'est facile à dire ça !), de se bouger un minimum, de laisser sa voiture au garage, de marcher un peu dans la campagne plutôt que de camper devant sa télévision et, si on a des enfants, de sortir avec eux et de les suivre dans leurs activités (ça a d'autres vertus aussi de faire cela).

Troisième point : Les industriels nous vendent de la merde et nos enfants sont influencés par les spots à la télévision.

Il faut couper la télé ou de couper le son (c'est instructif de voir les publicités et de les "décrypter" sans le son).

Bon, je vais pas donner de recettes miracles pour enrayer ce phénomène, c'est à chacun de se faire violence afin d'avoir un rythme de vie normal et naturel. C'est sûr que c'est bien plus facile d'acheter des produits tout faits, des chocolats très bons et de se planquer devant la télévision (ou l'ordinateur maintenant), à manger des chips, des pizzas et boire du coca. On dirait une caricature mais c'est pourtant bien réel, on voit ça tous les jours. Il est pourtant bien plus dur de ne pas manger de sucreries (pas seulement entre les repas), de faire la cuisine et d'éviter de passer la soirée devant la télévision. Difficile à faire alors que les médias adorent nous "cocooner".

Pour les pays en voie de développement, il paraît que l'obésité arrive aussi, là aussi le mode de vie à l'occidentale en est la cause ou plutôt cette sorte de mimétisme entre pauvres et riches et puis n'oublions pas ces satanés industriels qui ne manquent pas d'imagination pour vendre leurs produits.