Le vent dans les nuages
Le soleil dans les arbres
La pluie sur l'herbe fraiche
Le brouillard sur la plaine

Le rire d'un enfant
La parole d'un sage
La tendresse d'une mère
La force d'un père

Le sourire d'un chat
La course d'un cheval
Le chant d'une hirondelle
Le bond d'un écureuil

Tout cela s'efface de ma mémoire
Quand du ciel je tombe sans fin
La Terre m'ouvre ses bras
Et mon sang se mèle à l'eau

L'espérance n'a donc pas suffit
A me faire éviter le pire
Quand la vie est ainsi grise
Elle ne se suffit plus à s'aimer

Des limbes déjà j'aperçois
Mes ancètres levant les bras
Me souriant de toute leurs dents
M'attirant vers le néant

Il est trop tard, je pense
Pour mobiliser mes sens
Revenir à la vie
Et revoir mes amis

Adieu monde si beau
Si tendre, si chaud
Mon esprit était donc trop las
Pour voir cet univers là