Blog Orphanis.com

mercredi 21 juin 2006

Fête du bruit

Ce soir, comme tous les ans à cette date, c'est la fête des fausses notes et des voix de casserolles. Bien entendu, j'exagère... mais pas tant que ça quand j'écoute ce qui se passe dans ma rue. J'étais parti pour passer une soirée tranquille chez moi, regarder un bon film, voire aller voir les Speedy Schneck à Marieulles (donc pas très loin de chez moi) et puis je suis rentré du boulot pour constater qu'une fête avait lieu. Après quelques difficultés pour me garer je n'ai pas eu besoin de tendre les oreilles pour écouter une sorte de karaoké venant de la place. Comme j'ai souvent chaud, j'aime bien laisser la fenêtre ouverte en permanence et il est très compliqué pour moi de ne pas entendre quelques voix suraïgues (sur justement "Casser la voix" de Bruel qui passe en ce moment) d'ados pas complètements formés. Alors ce soir, désolé, je reste chez moi alors que d'ordinaire je vais voir l'harmonie de Metz à Montigny, histoire de ne pas entendre des sons de vieilles gamelles comme il doit s'en produire à Metz. La fête de la musique est une bonne chose mais parfois c'est une fête du bruit. C'est comme la fête du cinéma où des foules immenses se pressent devant les salles obscures, ça devient un produit purement commercial ou la quantité prime sur la qualité et c'est le moins que l'on puisse dire ! J'espère que pour votre part vous êtes tombés sur de bons musiciens, comme j'ai eu la chance d'entendre l'année dernière (mais ce n'était pas à la fête de la musique, ceci explique peut-être cela).

PS : si vous reconnaîssez ces personnes, je vous offre... heu... un bisou !

Juste une pensée qui trotte dans ma tête...

Le vent dans les nuages
Le soleil dans les arbres
La pluie sur l'herbe fraiche
Le brouillard sur la plaine

Le rire d'un enfant
La parole d'un sage
La tendresse d'une mère
La force d'un père

Le sourire d'un chat
La course d'un cheval
Le chant d'une hirondelle
Le bond d'un écureuil

Tout cela s'efface de ma mémoire
Quand du ciel je tombe sans fin
La Terre m'ouvre ses bras
Et mon sang se mèle à l'eau

L'espérance n'a donc pas suffit
A me faire éviter le pire
Quand la vie est ainsi grise
Elle ne se suffit plus à s'aimer

Des limbes déjà j'aperçois
Mes ancètres levant les bras
Me souriant de toute leurs dents
M'attirant vers le néant

Il est trop tard, je pense
Pour mobiliser mes sens
Revenir à la vie
Et revoir mes amis

Adieu monde si beau
Si tendre, si chaud
Mon esprit était donc trop las
Pour voir cet univers là