L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt

Si un comportement a bien changé chez moi ces dernières années, c'est bien celui de mes heures de coucher et de lever. Comme tous les ados, je me couchais à pas-d'heure (2h du matin en moyenne) et me levais le plus tard possible (10mn avant d'aller travailler). J'étais donc très souvent fatigué toute la journée et ma productivité en pâtissait. Depuis les quelques discussions avec un grand sage de mon présent village (il se reconnaîtra), j'ai changé ce comportement du tout au tout et suis devenu plus "adulte" (à plus de trente ans, il était temps !). Désormais je me couche (du moins j'essaie) vers 22h et me lève vers 5-6h du matin.

Or, j'aime bien avoir la fenêtre ouverte, de jour comme de nuit et si j'ai parfois du mal à me coucher tôt à cause des jeunes qui squattent en bas de chez moi avec foule scooters et voitures sonorisées, j'ai la chance de me réveiller bien avant tout le monde et sans artifices. En effet, c'est avec le chant des oiseaux que commence ma journée et cela bien avant le lever du soleil (donc, en ce moment, le réveil est plutôt vers 4h45). Si je compte sur ma chatte qui revient de ses virées nocturnes et miaule copieusement pour qu'on lui ouvre la porte, c'est encore plus tôt. Bien entendu, tout cela est bien matinal mais varie dans l'année et suivant la météo (quand il pleut, la nature est plus "sourde"). En fait, j'ai toujours pensé que l'Homme devait travailler suivant son rythme biologique naturel, c'est à dire (en étant réducteur) comme les poules. Au printemps les jours s'allongent, l'organisme à "la pêche" et l'on peut travailler tard. En été itou. A l'automne, les jours raccourcisent, la nature devient molasonne et en hiver tout le monde est au repos. Là, bien sûr, pas question de dormir douze heures mais l'on pourrait au moins ralentir, travailler moins. Evidemment, je suis en décallage total avec la société, j'ai un raisonnement de paysan d'il y a deux cent ans et des inventions ont été réalisées pour s'affranchir des saisons (lumière, chauffage) mais quand même : à force de se détacher de la nature nous allons bientôt ne plus savoir qui nous sommes et ne pas savoir de quoi notre environnement est fait (voir aussi mon article sur les moineaux).

En tout cas, pendant que vous dormez, j'ai la chance de prendre de beaux clichés de l'astre du jour et je suis bien content d'être à la campagne pour entendre plus les oiseaux que les voitures.