Blog Orphanis.com

mardi 15 avril 2014

Souris

Anatole a maintenant quatre ans, il est plutôt bon élève et grâce à l'absence de le télévision (entre autres), il s'occupe pas mal avec plein d'activités manuelles. Outre la méthode pour apprendre à compter Cuisenaire (voir le billet de ma chère et tendre sur le sujet), il dessine pas mal et gagne tous les concours de dessins de sa classe.

On a fait un mini concours à la maison. Le sujet est "la souris". Devinez qui dessine.




Je suis impressionné par les escargots stylisés de qui-vous-savez.

lundi 14 avril 2014

Hirondelles

Avec le printemps qui arrive (un peu vite), divers oiseaux cherchent à nicher or, bien souvent, ils ne peuvent le faire car, d'une : les maisons n'offrent plus abris sous les toits, deux : les oiseaux sont le plus souvent dérangés ou leur nid détruit (ce qui est interdit, en particulier pour les hirondelles et les martinets).

Ça me trottait dans la tête depuis longtemps : je voulais faire un HLM pour hirondelles car Nekibo ne souhaite pas que des nids soient accrochés à la maison.

J'ai retrouvé un exemple de ce que je voudrais réaliser mais il faut que je me dépêche : les hirondelles vont arriver (si elles arrivent et s'il y en a encore).


Je tâcherai de mettre les étapes de la construction de cette tour à nichoirs au fur et à mesure de sa réalisation. Restez en ligne.

jeudi 6 mars 2014

Dans les bois

Encore une petite vidéo de course à pied, cette fois pas tout seul car Julien et Yannick ouvraient la voie. Comme d'habitude je suis à la traîne, d'où le titre du média.
Comme la dernière fois, c'est en HD mais évitez de regarder le film en trop grand, le mal de mer n'est jamais bien loin.

mardi 4 février 2014

Copinage

Enfin !

Ma chère et tendre Nekibo a lancé son blog. C'est d'autant plus rare et précieux que les réseaux sociaux ont envahis le Web et que les nouveaux blogs se font rares. Pourtant, même si le nombre d'article est encore bas, je me réjouis déjà de cet événement, d'autan que ma compagne a un vrai sens de l'écriture (vers la droite, arf) et que je regrette de ne pas en lire plus mais ça viendra.

Trêves de bavardages, je vous invite à aller la lire et surtout commenter ses articles.

C'est ici : http://virgule.eklablog.com/

mardi 28 janvier 2014

Dimanche passion

J'ai acheté une petite caméra dite "Action Cam", pas la GoPro mais une petite Hama Daytour, pas chère et pas très qualitative mais fournie avec plein d'accessoires pour l'accrocher partout et pour aller filmer les poissons (par exemple).
Je m'en suis équipé le front et j'ai fait ma sortie exceptionnelle du dimanche (c'est rare que je cours le week-end, j'ai mes pauses de midi pour cela la semaine). Donc me voilà parti pour deux heures dans les bois, principalement sur chemins forestiers pentus et très (trop) longs. Je vous rapporte ceci dans ce petit film de 8.43 mn, pile le temps de ce chouette morceau de Rocky que j'aime beaucoup (les trompettes et le petit coté funky principalement) et j'ai toujours cette séquence où Rocky court dans les rues de Philadelphie, c'est motivant (sauf que je ne fais pas de boxe, plutôt des bisous).

Poussez en 720p pour la qualité, ça ce ne sera pas de trop mais pas en plein écran, c'est mauvais pour le cœur. Youtube a dégradé ma vidéo, pas exceptionnelle à la base, c'est dommage.

vendredi 10 janvier 2014

Eloge de la paresse

Quand je cours à midi, pendant ma pause au boulot, je prends peu ou prou toujours le même parcourt soit 8.4 km avec 3/4 de route (pas le choix : si les chemins sont fréquents ils sont souvent boueux, la route est plus "pratique" et elle me permet de faire une plus grande distance). Contrairement à mes sorties près de chez moi où je suis en forêt et où j'aime écouter ce qui y vit, la semaine je branche les écouteurs et j'écoute des podcasts. Ça me fait passer le coté monotone du parcourt et j'apprends des choses. En ce moment c'est "La tête au carré" (émission de France Inter) qui est à l'honneur. Si en presque une heure d'émission il y a en gros une demie heure dédiée au sujet, bien trop souvent (et comme d'habitude sur cette station) rien n'est approfondi, le thème est survolé et les réponses aux auditeurs ne sont pratiquement jamais vraiment données. Bref, je ne voulais pas critiquer l'émission à la base, j'y suis pourtant arrivé ;-) Si je ne suis pas content, il est préférable de suivre "La marche des sciences". En tout cas j'ai écouté avant hier le thème du jour qui était "Accélération de nos rythmes de vie" et qui disait en gros que tout va trop vite, que l'on nous impose d'être multi-tâches, de ne pas laisser place à l'ennui, à la lenteur auquel cas on passerai pour être marginaux, des "improductifs".

Ceux qui me connaissent savent bien que je ne suis pas un grand nerveux, je ne conduis pas très vite, je n'ai pas de répondant et mets plus de deux heures à pondre ce type de billet. Pourtant je suis (du verbe suivre) plusieurs personnes sur Twitter et prends le temps de survoler parfois 500 tweets en retard. J'ai pourtant la sensation d'aller trop vite, de trop vouloir en faire et le faire mal et surtout de ne plus vouloir "perdre" mon temps. Je suis déjà d'un autre temps pour les jeunes de vingt ans et pourtant j'essaie de me raccrocher aux wagons histoire de ne pas être trop vite largué (ça allait mieux quand j'étais plus jeune). Est-ce le début de la sagesse ? Je ne le pense pas. Il faudrait pour cela que je me débarrasse de mauvaises habitudes : avoir toujours l'esprit occupé, tenter de faire les choses bien (comme mon frère qui fait lentement mais bien) et surtout me laisser du temps pour la réflexion.
Il y a quelques années, je voulais faire une retraite de quelques jours dans un monastère, une abbaye. J'ai abandonné l'idée depuis que les enfants sont arrivés. Je retenterai dans dix ans. J'avais acheté un livre sur la méditation, il faudra que je le compulse à nouveau. C'est important de ne rien faire, c'est un luxe et pas un défaut. Tous les coureurs vous diront que pendant leur activité ils sont apaisés : le rythme quand il est assez lent et la sortie longue et monotone permettent un état presque méditatif comme la marche, la prière voire le travail à la chaîne. Difficile de dire qu'on ne fait rien que courir, on réfléchit, pense et parfois on peut rentrer dans une sorte de transe (comme les derviche tourneurs). Je n'en suis pas à ce niveau mais je pense que certains coureurs un peu extrêmes peuvent y arriver. Bien sûr tout cela ne peut se passer que hors compétition (d'ailleurs je fuirai toujours cela).
Enfin bon, tout ça pour dire que si les rythmes s’accélèrent, il est important de ne pas se faire avaler par ce système du toujours plus. J'ai la chance d'avoir un boulot où je suis seul et je m'organise comme je veux, ce qui me permet d'écrire, de lire et de ne rien faire (rassurez-vous, ce n'est pas toujours ainsi, il y a des périodes de pointe où je n'ai même pas le temps de manger à midi). Je ne dirait pas que j'ai un boulot parfait car c'est mal vu de ne pas se plaindre de son boulot, de son salaire (hé oui, qui ne s'en plaint pas ?). D'aucun me diront qu'il faut être ambitieux, chercher à monter. Ce n'est pas mon cas, je laisse aux autres le loisir de montrer qui a la plus grande ou qui pisse le plus loin. J'ai bien assez à faire à la maison et puis il y a une vie après me boulot et celle-là me plait plus. Je sais que je dis des banalités, je ne prends même pas le temps de faire un billet clair, je suis tellement lent que j'ai du mal à bien m'organiser. D'ailleurs si vous avez fait le lien entre le début et la fin du billet, vous noterez que je suis en contradiction avec moi-même. Je vous laisse me dire où.

vendredi 11 octobre 2013

Cinq doigts, la suite

J'avais écrit un article sur les FiveFingers de Vibram il y a sept mois. A l'époque, je ne les avais pas vraiment essayées. A présent je peux donner mon avis.

Je cours, parfois tous les jours mais avec le temps qui se rafraichit un peu moins souvent. Je le fais pour garder la forme, perdre un peu de poids et entretenir mon système cardio-vasculaire. Pour l'instant, je n'en tire pas trop de satisfaction, tout juste le plaisir d'avoir terminé une sortie. Parfois je suis vraiment content de ma course, particulièrement quand je sors en forêt et qu'à la fin d'une petite montée je me laisse aller à de grandes foulées à vive allure, là c'est le pied. Je marche aussi pas mal, quand le cœur va trop vite ou lors d'une montée un peu raide. Avec le temps, mon cœur s'habitue, se muscle, j'arrive progressivement à courir longtemps sans m'arrêter et ne pas me fatiguer trop. Quand je ne suis pas trop motivé, je repense à une phrase très juste (je ne sais plus qui l'a dite) : "On ne regrette jamais d'aller courir" et c'est très vrai.

Au boulot, j'ai une heure à midi où je peux courir. Je n'ai pas trop le choix, je me trouve près d'un village, presque au milieu des champs, je cours sur 3/4 de route et le reste sur des chemins. Pour ne pas me faire trop mal, j'utilise des chaussures classiques, avec une bonne semelle. C'est assez monotone alors j'écoute un podcast de "La marche des sciences" de France Culture ou de "La tête au carré" de France Inter. Petites sorties de huit à dix kilomètres, je dois m'adapter à ma période de fermeture de midi et comme je ne cours pas très vite...

Par contre, dès que je me rends sur le chantier de la maison (ha oui, il faudra que je mette à jour aussi...), je suis au milieu des bois, au pied des Vosges. Je me suis trouvé un petit parcourt 100% forestier, pas très long mais pas monotone et là je me chausse des FiveFingers (enfin j'y viens !).

Alors ces chaussures minimalistes je les adore, je ne les utilise pratiquement pour pour mes sorties en forêt et pourtant elles sont principalement prévues pour la route. C'est très agréable de parcourir les chemins avec cette sensation d'être pieds nus, de fouler l'herbe humide (ou carrément mouillée comme hier où suis sorti sous une pluie battante). Les chaussures sont toujours intactes malgré les ronces, des pierres et la boue. Si elles sont trop sales ou mouillées, hop un tour dans la machine à 40°C et elles sont comme neuves, elles sèchent aussi très vite. Concernant l'accroche et bien c'est bien plus folklorique : prévues pour la route, elles glissent très vite mais pieds nus, ça serait pareil. Je ne remplis pas les fourreaux à orteils (je les appelle comme ça), comme ils épousent un standard, ils ne sont pas adaptées à tout le monde : le gros orteil entre bien, les autres de 30 à 50% mais ce n'est pas grave ni gênant, ça ne procure aucune ampoule, on est bien moins enfermé que dans des chaussures classiques.

Concernant la semelle, j'y reviens, être minimal c'est bien mais il faut faire très attention où l'on court. Par deux fois j'ai marché sur des pierres un peu pointues en plein sur la plante du pied (la partie la moins protégée, celle que ne touche, à priori, pas le sol et c'est très douloureux, au point de repasser pendant presque quinze jours aux chaussures classiques (je n'aime pas du tout le terme "running"). Conséquence : on passe son temps à regarder le sol et chercher les passages les moins accidentogènes.

Autre particularité de ces minimalistes : des mollets en béton ! Avoir un "drop", une différence de hauteur entre les orteils et le talon, réduit à zéro, comme pieds nus donc, fait énormément plus travailler les jumeaux (les mollets quoi) car sur des chaussures classiques on a un drop de parfois un centimètre (le talon plus haut donc) et plus ce qui fait que les muscles se raccourcissent (je plains les femmes toujours en talon aiguille). Les minimalistes tirent sur les muscles et les font travailler plus (plus grand débattement), déjà que j'ai des mollets de campeur... Reste qu'après chaque sortie, j'ai de bonnes douleurs aux jambes, ça me fait plaisir, je vois que le travail paie !

Voilà, c'était juste un petit retour sur ces chaussures, ce qui se fait de plus naturel après les pieds nus. Pas de douleurs dans les jambes (ce qui m'est déjà arrivé avec une marque), une foulée juste, des appuis parfaits (le talon pose beaucoup moins) et malgré mon poids (environ 84 Kg) tout va très bien. Je vous les recommande. Si le temps le permet, un jour je sortirai pieds nus sur mon parcourt favori. Je vous tiendrai au courant.

mercredi 25 septembre 2013

Sale jeûne !

MAJ au 03 octobre : Ben voilà, j'ai tenu trois jours entiers. Seulement trois jours ? Et bien oui et non car si je n'ai pas vraiment eu de sensation de faim (à part quand Nekibo a préparé des pizza pour les enfants), je manquais manifestement de forces. Je pouvais tenir sans gros soucis plus longtemps mais ce jeudi, j'avais besoin de reprendre des forces rapidement car j'avais beaucoup d'activités à faire et besoin d'énergie. Je sais que la transition était en cours dans mon organisme mais elle tardait trop et j'avais les jambes flageolantes et les idées pas toujours très claires. Reste que je retenterai l'expérience dans d'autres conditions : pas de tentations, un planning très cool, des activités nombreuses (mais légères) pour ne pas penser à manger et bouger modérément et surtout PAS D'ENFANTS ! Il y a de cela quelques années, je pensais faire une retraite de quelques jours dans un monastère (pas pour prier, vade retro Saturnas !) mais pour faire le point. C'était avant Nekibo et surtout les enfants. C'eut été idéal pour un jeûne. Je retenterai l'expérience quand les conditions seront plus favorables. Reste que j'en tire une bonne expérience du "je peux le faire" et je le referai.

Mais non, il n'y a pas de fautes !

J'ai écouté une émission de "La marche des sciences" de France Culture sur le jeûne thérapeutique et ça m'a donné envie de tenter l'expérience de la privation totale de nourriture pour quelques jours. Vous vous dites sans doute que je ne suis pas à une excentricité près et je ne vous donnerai pas tort. Me passer de viande est déjà une étape (quoique j'ai mangé ce midi un reste de vol au vent préparé par ma mère, j'avais précisé dans mon dernier billet que je ne pouvais pas y résister), la prochaine est un peu dans la droite ligne de ma nouvelle alimentation.

Je ne suis pas si marginal que ça, en fait je ne vais pas à contre-courant de la nature : cela ne fait que quelques décennies que l'Homme (occidental) mange à sa faim et se restreindre quelques jours, de gré ou de force, ne peut pas faire de mal, je vous laisserai chercher sur Internet les articles qui en parlent (par exemple sur le site d'ARTE ou sur Wikipedia). Reste que si on a de la graisse c'est aussi pour que ça serve !

Quand j'étais au lycée, avec un ami (qui a mal tourné car il est devenu gendarme), nous nous étions lancé un défi : tenir trois jours sans manger. Je me souviens que c'eut été très dur, surtout que nos camarades faisaient tout pour qu'on se réalimente (on allait tomber dans les pommes, voir pire...). Nous avons tenu mais nous avions très faim ! A cette époque, jeûner était synonyme de religion ou de grève de la faim, nous, nous voulions juste relever un défi et il n'y eut ni perdant ni gagnant et c'était très bien comme ça. Nous étions alors en internat, nos parents n'auraient jamais accepté de nous laisser "mourir de faim" ! Il reste que parfois nous nous envoyons des SMS avec des "3 jours sans manger, on tente ?" mais l'ami ne veut plus jouer. Si nous avions su qu'au bout de trois-quatre jours à avoir faim, cette sensation disparaîtrait, nous aurions peut-être poursuivi.

Allez, lecteurs perdus sur ce blog, je vous lance un défi : 10 jours de jeûne à partir de lundi prochain, qui me suit ? Résister à ce besoin de manger et se purifier le corps, on y va ? Pour une première, se soutenir c'est important.

Tant pis si je suis seul, je tiendrai un petit compte rendu sur mon compte Twitter @Saturnas

Je sais que je devrai me restreindre un peu pendant cette période, courir moins, être plus zen, on verra bien si je peux être assez fort. Le mieux serait de prendre des congés spécialement pour cela mais avec la maison (à oui tiens, faudrait que j'en parle !) et les enfants, ça ne sera pas simple. Rendez-vous sur Twitter ou dans quinze jours.

mardi 20 août 2013

La viande, c'est la force !

Celui qui saura me dire qui utilise cette expression dans ses BD gagnera... toute ma considération !

Bien entendu, derrière ce titre accrocheur, je veux dire tout le contraire.

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vendredi 16 août 2013

Lucarnes

Un peu occupé avec la maison et avec le boulot, je respire un peu pour mettre un peu le site à jour. Aujourd'hui on évoque les fenêtres !

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mardi 2 juillet 2013

Isolation

On calfeutre.

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vendredi 14 juin 2013

Tuiles

Suite aux nombreux commentaires pour le dernier billet, j'embraye de suite sur la pose des tuiles qui fut longue, fastidieuse et un calvaire pour les mains (c'est ce qui arrive quand on ne veut pas porter de gants).
J'en profite aussi pour afficher un résumé du billet dans un chapeau, histoire de ne pas vous bombarder de photos sur la page principale du site. Pour lire la suite, appuyez donc sur... "Suite".

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mercredi 12 juin 2013

Pare-pluie et matériaux

J'étais en congés depuis le dernier billet. Je n'ai pas perdu mon temps et travaillé dans la maison et suis peu rentré à la maison pour mettre à jour le blog. Maintenant que j'ai repris (temporairement) le travail, j'en profite pour vous parler de l'avancée des travaux.

(Appuyez sur "Suite")

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jeudi 25 avril 2013

Charpente

Enfin ! Le maçon a pu terminer les pignons et le charpentier l'a tout de suite suivi pour poser la charpente. C'est beau une charpente, charpentier c'est peut-être un métier qui m'aurait plu.

La ferme (la partie qui repose au sol sur le dernière photo) n'est pas au milieu de l'étage comme prévu (on aurait dû penser au mur porteur en dessous), du coup ça va modifier les pièces. Les tuiles sont arrivées aujourd'hui, l'isolant et le pare-pluie rigide mardi, la cheminée très prochainement. Je serai en congés pendant un mois et demi, ma partie va enfin commencer !

mercredi 17 avril 2013

L'homme (trop) pressé

Je n'ai jamais été bien nerveux, je préféré être comme Tonton : la force tranquille. Je ne dirai pas que je suis lent, enfin un peu quand même, comme j'ai depuis tout petit la tête dans les nuages ou comme disait ma maîtresse "dans la Lune", un peu comme mon fils maintenant, j'ai quand même gardé le cerf-volant (le jeu de mots est évident).

Plus le temps passe, plus je ralentis, enfin pas tout, surtout ce qui brûle : l'actualité, la société, le monde hyper-connecté. J'ai la fâcheuse tendance à vouloir ne pas perdre de temps pour m'acheter le bidule qui me plaît, en ce moment c'est mon téléphone qui traîne la patte et je pense le changer mais pas par le dernier en date, plutôt une occasion. Pourtant, ça va encore trop vite, il faut que je freine cette envie un peu dictée par le monde de la high-tech (vous avez bien vu que je me suis acheté un Nike+ fuelband).

J'ai cessé de regardé la télé quand les enfants sont nés, nous avons profité d'un déménagement pour "oublier" la télé dans le garage. Ce fut salvateur. Nous passons plus de temps avec les enfants (que nos voisins par exemple où la télé est allumée du matin au soir) et nous sommes moins soumis à l'actualité brûlante (et angoissante) des JT et ce n'est pas plus mal. Je lis quand même la presse écrite sur Internet pour me tenir au courant mais je me dis aussi que rien, rien ne nécessite de tout savoir à l'heure H. Un ministre a fraudé ? D'accord, ce n'est pas bien, on passe à autre chose. Une explosion à Boston ? C'est terrible et triste mais je ne vais pas angoisser ou paniquer pour cela. Rien ne m'oblige à tout savoir illico presto surtout que les commentaires des journalistes (qui ont parfois bien peu de mémoire) sont souvent inappropriés, c'est le direct, on accuse sans trop être sûr et sans avoir le temps de vérifier l'info. Alors j'attends, ou pas, que la "vérité" soit faite et elle peut mettre dix ans à se révéler. Ça tombe bien, je ne suis pas à cinq minutes près.

J'ai commencé à courir l'année dernière. Trop motivé ou trop pressé, j'y suis allé "à mon rythme", pensant que mon corps se fixerait lui-même ses limites. Le début fût laborieux puis c'est allé de mieux en mieux sans jamais être facile ou même plaisant. Qu'importe, il fallait que je bouge mon corps avant de dépasser un poids critique ou que mes artères ne se bouchent par manque d'activité, j'ai encore envie de vivre un peu ! Au début, je courrais 5 km, peu à peu j'améliorais ma vitesse puis j'ai commencé à faire 8 puis 10 km, beaucoup moins facilement. Entretemps, j'ai retrouvé mon cardio-fréquencemètre. Il m'indiquait environ 186 de moyenne avec des pointes à 195. A quarante ans c'est beaucoup trop, d'ailleurs j'étais très (trop) fatigué à la fin de la séance. Dernièrement, j'ai ralenti, perdant moins d'un kilomètre heure (de 9.8 à 9.2) pour ne pas dépasser le 180 de pulsations moyennes. J'arrive régulièrement à 178 avec des pointes à 183 mais je me sens plus frais à la fin de la course. Hélas, ma sœur qui est une vraie coureuse de fond, m'a convaincu que c'était encore beaucoup trop. Si vous êtes comme moi coureurs débutants, allez-y doucement, très doucement. Sur ordre de la ma sœur, je vais encore ralentir pour ne pas dépasser... 150. Autant dire marcher vite et/ou courir tout doucement. Les résultats arriveront dans 3/4 mois à ce rythme. J'espère. Encore une fois, j'étais trop pressé, tout me pousse à baisser la voilure pour éviter de tout casser.

Je pense que j'ai été pas mal influencé par la philosophie bouddhiste. J'ai regardé un film il a un bon moment, "Little Bouddha" qui m'a fait chavirer et particulièrement une scène au bord de l'eau ou Siddhartha comprend que la bonne voie est celle du milieu (je vous invite bien entendu à regarder ce très beau film). J'ai par la suite cherché à me renseigner sur ce sujet et depuis là je temporise. Je suis encore trop nerveux et trop embrouillé, je cherche le calme intérieur que je n'arrive toujours pas à trouver. Peut-être arrivera-t-il avec l'âge ?