Blog Orphanis.com

mardi 28 octobre 2014

Petite mort

Je l'ai entendu, je ne sais plus où ni quand, mais il parait que le mal de dos est le mal du siècle (c'était peut-être le siècle dernier, j'ai plus de treize ans). J'ai donc acheté un matelas correct mais dans un premier temps ça m'a fait plus de mal que de bien. Pourtant, depuis quelques semaines ça va mieux (alors que je n'ai jamais été très sensible de cette partie de mon auguste corps). En fait j'ai changé ma façon de dormir ou plutôt de m'endormir. Je me couche dans la même position que je lis c'est à dire avec deux bon gros oreillers qui me redressent le buste, je dois alors avoir un angle de soixante degrés (à la louche). Très pratique pour lire mais pas vraiment adapté pour dormir. Il faut dire que j'ai toujours dormi sur le ventre, regardant vers l'extérieur du lit avec la jambe intérieure remontée, sans doute comme toi lecteur. Je me suis toujours dit que je ne pourrait jamais dormir sur le dos, être à l'hôpital était inconcevable car le lit était relevé (ou alors je regarde trop de films américains). Pourtant j'ai essayé de sombrer dans les bras de Morphée dans ma position de lecture après quelques endormissements en sursaut. Pas facile quand on aime être blotti sous les couvertures, protégeant son ventre en position fœtale (un reste de petite enfance sans doute). Et puis être allongé sur le dos c'est aussi comme ça que je serait dans ma dernière bière d'où l'habitude au Moyen-Age de dormir assis (et oui, c'est pour cela que les lits étaient petits !).

J'en viens donc au titre de ce billet. A chaque fois que je coupe la lampe je suspens le dernier sens : la vue, je suis face à un vide que je ne ressens pas en étant sur le ventre. J'éteins la lumière et je me prépare à mourir pour quelques heures... ou pour toujours qui sait ! Après tout qu'est ce qui différencie le sommeil de la mort ? Le réveil bien sûr et accessoirement le rêve mais qui sans réveil n'existe pas. Qu'est ce qui me dit que je vais bien réveiller le lendemain ? La nuit est temporaire ou éternelle ? Qu'est ce que la mort sinon un sommeil infini. Comment s'imaginer qu'au bout de la mort quelqu'un nous réveillera, et pourquoi. Je crois que c'est cette peur qui nous a fait imaginer un dieu, cette personne qui nous réveillera. D'ailleurs, si ce dieu nous réveille, quelle sera notre enveloppe physique, s'il y en a une ? J'y ai pensé en voyant ma tante qui est atteinte de la maladie d’Alzheimer, elle n'a plus conscience d'elle, c'est venu progressivement et maintenant son esprit s'est évaporé (ou il est ailleurs, va savoir). Si elle meurt demain et que dieu la rappelle à lui (vu sa vie, ça lui arrivera surement), quelle âge aura-t-elle ? Le paradis étant bien fait, tout le monde aura vingt ans, enfin pour ceux qui sont mort après (pour les enfants morts en bas-âge je ne sais pas, quelqu'un a surement une réponse). Trop tarabiscoté tout cela ? Bien évidemment. Quand on meurt la lumière s'éteint et ne se rallume jamais, pas plus que pour les mouches ou les alligators. On a inventé dieu par peur de la mort et parce qu'on a prit consciente de soi.

Reste... que j'ai quand même un doute, appelons cela une prémonition, une sensation que tout ne s'arrête pas aussi brutalement. J'ai la certitude d'être immortel et ce n'est pas Connor Macleod qui aura ma tête ! Une sorte de foi sans dieu. Peut-être la réincarnation ou peut-être rien du tout, une sottise de plus d'une poussière qui voulait être importante.

Bref, voilà quelques interrogations que je me pose lors de mon endormissement. La position couchésurledosmaisrelevéunpeuquandmême est assez propice à la méditation. Je m'endors en méditant (pas toujours sur la mort non plus) et j'avoue que j'aime assez (en plus c'est assez salutaire pour mon dos !). Allez, bonne nuit, vous êtes sans doute assez intelligent pour que ça ne vous fasse pas autant cogiter que moi.

mercredi 17 septembre 2014

Ces expressions qui m'enervent

Ça y est, encore une fois je vois revenir cette expressions : "À moins que vous n'ayez passé les six derniers mois au fond d'une grotte, vous avez forcément entendu parler de (...)". C'est vraiment celle que je déteste le plus. Ici, l'expression concernait le jeu Destiny via NextINpact. Régulièrement je vois ressurgir ce "A moins d'être resté au fond d'une grotte" comme si ne pas être au courant de tout faisait de nous des idiots/ignares/rebuts de la société. Bien sûr, je connaissais le jeu Destiny, du moins de nom, images mais ça m'est arrivé de ne pas être au courant du sujet, parfois parce que ça ne m’intéressait pas avant ou parce que je ne vis pas exclusivement derrière mon écran (faudra que j'en reparle tient). Contrairement à certains nolifes, être au courant de tout, de la dernière robe de Jessica Alba à la puce mémoire de Skynet (ça viendra...) n'est pas une fin en soi.

Le site Presse Citron a le même type d'expression, un poil plus politiquement correct : "A moins que vous ayez été privé d’électricité et de réseau durant ces dernières 24 heures, vous devez maintenant savoir que le service américain Netflix est arrivé en France.". Encore une fois, je le savais, comme beaucoup de monde d'ailleurs mais si j'ai le malheur de m'éloigner de mon ordinateur plus de 48h je passerai vraiment pour un crétin.

Autre locution que cette fois les médias et les politiques adorent nous ressortir, celle de la bougie : qui n'a jamais entendu, lors d'une remise en cause d'une énergie (le plus souvent nucléaire) ou d'un changement de société, les imbéciles dire qu'on en reviendrait à habiter dans des grottes (décidément) et s'éclairer à la bougie ? Alors là bravo, tout de suite l’extrême, le hors-sujet, la volée de phalanges dans ta gueule. Évidemment ça doit être dit pour déstabiliser l'adversaire (que répondre à un connard pareil ?). Le progrès ça doit toujours aller de l'avant, il ne faut surtout pas le ralentir ni chercher à le remettre en cause. J'ai toujours cette image en tête : les lumières dans les villages. Avant on mettait des lampadaires tous les 50 mètres, l’électricité coûtait cher et on éteignait la nuit, pour faire des économies et puis pour éclairer qui et quoi de minuit à six heures ? EDF est passé par là avec ses primes, ses réductions et on a éclairé des zones vides, tous les 25 mètres et toute la nuit. Et tout ça pour qui ? Déjà le jour je me demande pourquoi je roule à 50 dans un village, il n'y a plus personne dehors alors la nuit... Mais remettre en cause cette "habitude", c'est laisser la porte ouverte au crime (ben oui, le voleurs ils passent TOUJOURS sous les lampadaires, on les voit mieux à 3 heures du matin quand on a rien de mieux à faire que regarder à la fenêtre) et éteindre les lumières c'est aller contre le progrès, c'est revenir à la bougie, à la peur de l'inconnu. Quand on sait que le prix de l'énergie va exploser dans les années à venir, j'en rigole d'avance.

Dernière expression ou plutôt idée reçue, préconçue que j'ai en tête (vous pourrez laisser les vôtres dans les commentaires), c'est celle de la salade et c'est à mon neveu que je la tient. Sébastien, 22 ans (je crois) est fils de paysan (et chasseur, c'est dire si je l’apprécie son père). Bien évidement, lui dire que j'étais devenu végétarien lui a fait un choc et comme tous les "amoureux de la bonne chère" il ne pourrait pas vivre sans animal mort dans son assiette. Je ne sais plus exactement ce qu'il m'a dit mais c'était du type "Moi je ne pourrai pas manger que de la salade". Je te rassure Sébastien, moi non plus mais on en est pas à une ânerie prêt.

lundi 1 septembre 2014

On doit trouver (fin)

Bon, vous l'avez deviné, c'est une cave à vin niche que je construit depuis quelques jours. Il ne manquait que le toit, sinon ça fait pas bô.

Allez, je ne suis pas charpentier (quoique j'aurai bien aimé) alors je vais faire simple : des chevrons, des lattes et c'est parti !


Une fois recouvert, c'est un peu plus beau.


De devant


De coté. Oui, il y a BEAUCOUP de bordel, JE SAIS !


Petit plus : le toit est amovible, d'une part pour le transporter à part (car c'est lourd et grand (ça n'en a pas l'air)) et puis éventuellement pour y mettre des choses dessous (une trappe eut été plus indiquée mais pas trop possible).


Un fois peinte et avec les baguettes en noir, ça rend tout de suite mieux.


L'endroit n'est pas magnifique mais à terme, la niche sera derrière la maison, faut d'abord poser 200 m de palissade, ça attendra un peu.


Prochain billet : la locataire.

jeudi 21 août 2014

On doit trouver 8-9-10-11-12-13/25

Vous n'avez toujours pas trouvé ? Incroyable ça ! Bon, alors derniers indices :

Un peu d'isolant sur les côtés avant de refermer.


Hé ho ! Qui vient me saccager mon travail ?!


Voilà, la boîte est fermé mais pas partout...


De l'autre côté c'est ouvert, mais pour quoi faire ?


Tiens, un double ouverture ! Alors là, si ce n'est pas évident...


On peut même déposer une partie de la n....., je ne l'ai pas dit mais ais-je encore besoin de préciser ?

mercredi 20 août 2014

On doit trouver 2-3-4-5-6-7/25

Comme je suis (très) irrégulier dans mes billets, je ne posterai pas un billet par jour, je vais en faire toute une série d'un coup. Avec ça, pas moyen de ne pas savoir ce que je fabrique.








Facile non ? En tout ça c'est bien isolé. C'est donc pour... levez le doigt ! Toi là haut : "A mettre au frigo ?". Dehors, dehors j'ai dit !

jeudi 14 août 2014

On doit trouver 1/25

Atchoum ! Purée que de toiles d'araignées ! Ais-je donc si peu à dire ? Ben faut croire, en vieillissant je traine moins sur Internet, visite moins de sites/blogs. J'aime mieux lire, me concentrer sur le réel que sur le virtuel. Il y a la maison qui n'avance pas assez vite, les enfants à (s')occuper et puis une nouveauté dont je vous laisse deviner de quoi il s'agit grâce à ce petit jeu : 25 images de la construction d'un truc qui est terminé depuis plus d'un mois. Je doute d'aller plus loin que la douzième photo pour que ça paraisse évident (en plus, il y a un indice franchement évident). Donc s'il y a encore des gens qui errent encore ici, jouez !

mardi 13 mai 2014

Tricheurs

On dit de la course à pied que c'est le sport le moins cher : une paire de baskets et hop c'est parti. Ce n'est pas pour cette raison que j'y suis venu. Mais je constate que c'est un sport, quand on veut aller un peu plus loin, qui est parfois très onéreux. Je le constate quand je vais choisir des chaussures chez Décathlon : pour des sorties régulières de une heure plusieurs fois par semaine, c'est tout de suite au minimum 80€ et encore il faut trouver "chaussure à son pied" car une mauvaise paire et c'est des douleurs dans les articulations (d'ailleurs je constate que les minimalistes comme mes Fivefingers sont hors de prix (parfois plus de 150€ alors qu'il n'y a rien : une semelle très fine et un brin de tissu), c'est vraiment du gros foutage de gueule). Si on veut s'équiper un peu plus, il faut écumer le rayon textile et là on sépare les pauvres des riches vu le prix honteux pratiqués, surtout pour le temps froid. Adieu T-shirt qui traine dans le placard, faut des habits "techniques". C'est beau le marketing. D'ailleurs quand je tombe sur une revue de "running" alors là c'est innovations à tout va : chaussettes de contention (bien ridicules, je n'oserai jamais sortir avec ça !) "obligatoires pour une préparation physique réussie", manchettes de compression (des chaussettes pour les bras quoi), foulards, sacs à dos avec paille (pour ne pas perdre de temps à boire, ravitaillement en vol quoi) et puis quoi ? Oreillette avec entraineur en ligne ? Google Glass ? Ambulance portative ?

Non franchement, le sport pas cher, c'est fini pour les inventeurs de tout poils. Faut faire tourner le commerce ma petite dame. Le pire c'est que les amateurs s'y mettent aussi : quand je vois l'équipement de certains copains avant de partir pour un semi-marathon, ça me fait peur, on croirait qu'ils vont y risquer leur peau ou tenter de traverser l'Amazonie à pied alors qu'à la base c'est juste un loisir de quelques dixaines de kilomètres. Bon effectivement, si c'est pour gagner... Je ne suis qu'un coureur amateur, je le fais pour ma santé, histoire de mourir en bonne santé (oui je sais). Je n'ai que trois modèles de sportifs, tous minimalistes dans leur approche du sport et de la nature : le regretté Patrick Edlinger que je voyais grimper à la télé quand j'étais petit, un modèle de légèreté, de grâce et de liberté. J'ai retrouvé la vidéo qui passait quand j'étais petit à la télé, j'ai gardé ce souvenir du gars tout nu qui habitait dans sa voiture et j'ai été content de retrouver un bout de mon groupe préféré : The Alan Parsons Project. Souvenirs, souvenirs...


Anton Krupicka que je connais peu mais qui court comme Patrick Edlinger grimpait.


Et le dernier n'est autre qu'un des lecteurs de ce blog : Julien Massignan qui me fait parfois le plaisir de m'entraîner dans sa course, toujours légère, poétique et naturelle. J'en profite d'ailleurs pour vous signaler qu'il a écrit un roman intitulé "Le lynx blanc", à paraitre très prochainement.

Alors voilà le pourquoi de ce titre accrocheur : je soupçonne tout ceux qui mettent un peu de technologie, de recherche dans le sport de tricher. Je suis sans doute un doux rêveur mais je considère que certaines activités doivent rester "pures" et que tout ce qui peut aider doit être exclu. J'ai en tête les ravitaillements sur les marathons : les gars font véritablement du ravitaillement en vol, comme les intercepteurs, se dopent de produits en gel (merci de balancer les emballages dans le caniveau) ou ingurgitent des fruits séchés ou des barres spéciales. Bien sûr, l'eau ne suffit pas non plus, il faut des Isostars et autres boissons énergisantes. J'ai peut-être un coté jusqu’au-boutiste mais je considère qu'on ne doit partir d'un point A à un point B sans aucune aide, se contentent uniquement de notre propre corps ou alors on s'arrête, on se tape un sandouiche et on repart. Je ne sais pas si une telle course existe (les médecins et les ultra-traileurs hurleraient) mais je pense que ça serait chouette (il y aurait sans doute aussi plus de morts). Pour ma part, ma plus grande distance étant de 26 kilomètres avec alternance de course et de marche, ça ne m'a pas posé de problèmes particuliers.

vendredi 25 avril 2014

Pays-Bas, nous voilà !

Enfin, deux semaines de congés et on peut reprendre le camping-car délaissé depuis deux ans.

On est dans la maison, le plus gros est fait et il était temps que l'on reprenne la route pour nous offrir un bol d'air... en ville. Hem.

Alors à la base, Nekibo et moi on est très montagne mais Anatole voulait voir la mer (Gilles, qui n'a que deux ans et demi... s'en fiche un peu). J'avais prévu d'aller à la Rochelle car n'étant que bilingue français/argot, je n'étais pas spécialement fait pour les voyages à l'étranger. Ma chère et tendre m'a quand même donné un bon argument : faut en faire profiter les enfants. Bon c'est vrai que la montagne c'est bien mais pour leurs petites jambes c'est dur, ça sera donc pour plus tard. La Rochelle c'est sans doute très bien aussi mais une fois qu'on a vu la mer, ce sont surtout les parents qui en profiteront (musées, abbayes). L'avantage d'Amsterdam c'est que c'est parfait pour les enfants : ça regorge d'activités pour eux, les fleurs Anatole adore (tout comme moi), on peut faire du vélo sans trop se fatiguer et la mer n'est pas très loin. L'inconvénient c'est que c'est la ville (pendant plus d'une semaine, je vais très vite saturer), c'est plat et qu'un coin tranquille est assez dur à dégotter.

A priori, on va passer par Trêves, c'est plein de monuments romains, ça va me plaire. Ensuite Amsterdam et là je compte sur mon smartphone pour me sortir de la jungle du compliqué néerlandais, ça va être chaud.

Je n'ai pas de forfait data pour le téléphone, je vais essayer de me débrouiller avec le Wifi local (ça ne va pas manquer) pour essayer de faire quelques billets. Sinon, je serai sans doute plus actif sur Twitter @Saturnas.

Si vous avez des idées de villes, lieux, paysages dans le Pays-Bas, je suis très volontiers preneur.

A bientôt !

mardi 15 avril 2014

Souris

Anatole a maintenant quatre ans, il est plutôt bon élève et grâce à l'absence de le télévision (entre autres), il s'occupe pas mal avec plein d'activités manuelles. Outre la méthode pour apprendre à compter Cuisenaire (voir le billet de ma chère et tendre sur le sujet), il dessine pas mal et gagne tous les concours de dessins de sa classe.

On a fait un mini concours à la maison. Le sujet est "la souris". Devinez qui dessine.




Je suis impressionné par les escargots stylisés de qui-vous-savez.

lundi 14 avril 2014

Hirondelles

Avec le printemps qui arrive (un peu vite), divers oiseaux cherchent à nicher or, bien souvent, ils ne peuvent le faire car, d'une : les maisons n'offrent plus abris sous les toits, deux : les oiseaux sont le plus souvent dérangés ou leur nid détruit (ce qui est interdit, en particulier pour les hirondelles et les martinets).

Ça me trottait dans la tête depuis longtemps : je voulais faire un HLM pour hirondelles car Nekibo ne souhaite pas que des nids soient accrochés à la maison.

J'ai retrouvé un exemple de ce que je voudrais réaliser mais il faut que je me dépêche : les hirondelles vont arriver (si elles arrivent et s'il y en a encore).


Je tâcherai de mettre les étapes de la construction de cette tour à nichoirs au fur et à mesure de sa réalisation. Restez en ligne.

jeudi 6 mars 2014

Dans les bois

Encore une petite vidéo de course à pied, cette fois pas tout seul car Julien et Yannick ouvraient la voie. Comme d'habitude je suis à la traîne, d'où le titre du média.
Comme la dernière fois, c'est en HD mais évitez de regarder le film en trop grand, le mal de mer n'est jamais bien loin.

mardi 4 février 2014

Copinage

Enfin !

Ma chère et tendre Nekibo a lancé son blog. C'est d'autant plus rare et précieux que les réseaux sociaux ont envahis le Web et que les nouveaux blogs se font rares. Pourtant, même si le nombre d'article est encore bas, je me réjouis déjà de cet événement, d'autan que ma compagne a un vrai sens de l'écriture (vers la droite, arf) et que je regrette de ne pas en lire plus mais ça viendra.

Trêves de bavardages, je vous invite à aller la lire et surtout commenter ses articles.

C'est ici : http://virgule.eklablog.com/

mardi 28 janvier 2014

Dimanche passion

J'ai acheté une petite caméra dite "Action Cam", pas la GoPro mais une petite Hama Daytour, pas chère et pas très qualitative mais fournie avec plein d'accessoires pour l'accrocher partout et pour aller filmer les poissons (par exemple).
Je m'en suis équipé le front et j'ai fait ma sortie exceptionnelle du dimanche (c'est rare que je cours le week-end, j'ai mes pauses de midi pour cela la semaine). Donc me voilà parti pour deux heures dans les bois, principalement sur chemins forestiers pentus et très (trop) longs. Je vous rapporte ceci dans ce petit film de 8.43 mn, pile le temps de ce chouette morceau de Rocky que j'aime beaucoup (les trompettes et le petit coté funky principalement) et j'ai toujours cette séquence où Rocky court dans les rues de Philadelphie, c'est motivant (sauf que je ne fais pas de boxe, plutôt des bisous).

Poussez en 720p pour la qualité, ça ce ne sera pas de trop mais pas en plein écran, c'est mauvais pour le cœur. Youtube a dégradé ma vidéo, pas exceptionnelle à la base, c'est dommage.

vendredi 10 janvier 2014

Eloge de la paresse

Quand je cours à midi, pendant ma pause au boulot, je prends peu ou prou toujours le même parcourt soit 8.4 km avec 3/4 de route (pas le choix : si les chemins sont fréquents ils sont souvent boueux, la route est plus "pratique" et elle me permet de faire une plus grande distance). Contrairement à mes sorties près de chez moi où je suis en forêt et où j'aime écouter ce qui y vit, la semaine je branche les écouteurs et j'écoute des podcasts. Ça me fait passer le coté monotone du parcourt et j'apprends des choses. En ce moment c'est "La tête au carré" (émission de France Inter) qui est à l'honneur. Si en presque une heure d'émission il y a en gros une demie heure dédiée au sujet, bien trop souvent (et comme d'habitude sur cette station) rien n'est approfondi, le thème est survolé et les réponses aux auditeurs ne sont pratiquement jamais vraiment données. Bref, je ne voulais pas critiquer l'émission à la base, j'y suis pourtant arrivé ;-) Si je ne suis pas content, il est préférable de suivre "La marche des sciences". En tout cas j'ai écouté avant hier le thème du jour qui était "Accélération de nos rythmes de vie" et qui disait en gros que tout va trop vite, que l'on nous impose d'être multi-tâches, de ne pas laisser place à l'ennui, à la lenteur auquel cas on passerai pour être marginaux, des "improductifs".

Ceux qui me connaissent savent bien que je ne suis pas un grand nerveux, je ne conduis pas très vite, je n'ai pas de répondant et mets plus de deux heures à pondre ce type de billet. Pourtant je suis (du verbe suivre) plusieurs personnes sur Twitter et prends le temps de survoler parfois 500 tweets en retard. J'ai pourtant la sensation d'aller trop vite, de trop vouloir en faire et le faire mal et surtout de ne plus vouloir "perdre" mon temps. Je suis déjà d'un autre temps pour les jeunes de vingt ans et pourtant j'essaie de me raccrocher aux wagons histoire de ne pas être trop vite largué (ça allait mieux quand j'étais plus jeune). Est-ce le début de la sagesse ? Je ne le pense pas. Il faudrait pour cela que je me débarrasse de mauvaises habitudes : avoir toujours l'esprit occupé, tenter de faire les choses bien (comme mon frère qui fait lentement mais bien) et surtout me laisser du temps pour la réflexion.
Il y a quelques années, je voulais faire une retraite de quelques jours dans un monastère, une abbaye. J'ai abandonné l'idée depuis que les enfants sont arrivés. Je retenterai dans dix ans. J'avais acheté un livre sur la méditation, il faudra que je le compulse à nouveau. C'est important de ne rien faire, c'est un luxe et pas un défaut. Tous les coureurs vous diront que pendant leur activité ils sont apaisés : le rythme quand il est assez lent et la sortie longue et monotone permettent un état presque méditatif comme la marche, la prière voire le travail à la chaîne. Difficile de dire qu'on ne fait rien que courir, on réfléchit, pense et parfois on peut rentrer dans une sorte de transe (comme les derviche tourneurs). Je n'en suis pas à ce niveau mais je pense que certains coureurs un peu extrêmes peuvent y arriver. Bien sûr tout cela ne peut se passer que hors compétition (d'ailleurs je fuirai toujours cela).
Enfin bon, tout ça pour dire que si les rythmes s’accélèrent, il est important de ne pas se faire avaler par ce système du toujours plus. J'ai la chance d'avoir un boulot où je suis seul et je m'organise comme je veux, ce qui me permet d'écrire, de lire et de ne rien faire (rassurez-vous, ce n'est pas toujours ainsi, il y a des périodes de pointe où je n'ai même pas le temps de manger à midi). Je ne dirait pas que j'ai un boulot parfait car c'est mal vu de ne pas se plaindre de son boulot, de son salaire (hé oui, qui ne s'en plaint pas ?). D'aucun me diront qu'il faut être ambitieux, chercher à monter. Ce n'est pas mon cas, je laisse aux autres le loisir de montrer qui a la plus grande ou qui pisse le plus loin. J'ai bien assez à faire à la maison et puis il y a une vie après me boulot et celle-là me plait plus. Je sais que je dis des banalités, je ne prends même pas le temps de faire un billet clair, je suis tellement lent que j'ai du mal à bien m'organiser. D'ailleurs si vous avez fait le lien entre le début et la fin du billet, vous noterez que je suis en contradiction avec moi-même. Je vous laisse me dire où.

vendredi 11 octobre 2013

Cinq doigts, la suite

J'avais écrit un article sur les FiveFingers de Vibram il y a sept mois. A l'époque, je ne les avais pas vraiment essayées. A présent je peux donner mon avis.

Je cours, parfois tous les jours mais avec le temps qui se rafraichit un peu moins souvent. Je le fais pour garder la forme, perdre un peu de poids et entretenir mon système cardio-vasculaire. Pour l'instant, je n'en tire pas trop de satisfaction, tout juste le plaisir d'avoir terminé une sortie. Parfois je suis vraiment content de ma course, particulièrement quand je sors en forêt et qu'à la fin d'une petite montée je me laisse aller à de grandes foulées à vive allure, là c'est le pied. Je marche aussi pas mal, quand le cœur va trop vite ou lors d'une montée un peu raide. Avec le temps, mon cœur s'habitue, se muscle, j'arrive progressivement à courir longtemps sans m'arrêter et ne pas me fatiguer trop. Quand je ne suis pas trop motivé, je repense à une phrase très juste (je ne sais plus qui l'a dite) : "On ne regrette jamais d'aller courir" et c'est très vrai.

Au boulot, j'ai une heure à midi où je peux courir. Je n'ai pas trop le choix, je me trouve près d'un village, presque au milieu des champs, je cours sur 3/4 de route et le reste sur des chemins. Pour ne pas me faire trop mal, j'utilise des chaussures classiques, avec une bonne semelle. C'est assez monotone alors j'écoute un podcast de "La marche des sciences" de France Culture ou de "La tête au carré" de France Inter. Petites sorties de huit à dix kilomètres, je dois m'adapter à ma période de fermeture de midi et comme je ne cours pas très vite...

Par contre, dès que je me rends sur le chantier de la maison (ha oui, il faudra que je mette à jour aussi...), je suis au milieu des bois, au pied des Vosges. Je me suis trouvé un petit parcourt 100% forestier, pas très long mais pas monotone et là je me chausse des FiveFingers (enfin j'y viens !).

Alors ces chaussures minimalistes je les adore, je ne les utilise pratiquement pour pour mes sorties en forêt et pourtant elles sont principalement prévues pour la route. C'est très agréable de parcourir les chemins avec cette sensation d'être pieds nus, de fouler l'herbe humide (ou carrément mouillée comme hier où suis sorti sous une pluie battante). Les chaussures sont toujours intactes malgré les ronces, des pierres et la boue. Si elles sont trop sales ou mouillées, hop un tour dans la machine à 40°C et elles sont comme neuves, elles sèchent aussi très vite. Concernant l'accroche et bien c'est bien plus folklorique : prévues pour la route, elles glissent très vite mais pieds nus, ça serait pareil. Je ne remplis pas les fourreaux à orteils (je les appelle comme ça), comme ils épousent un standard, ils ne sont pas adaptées à tout le monde : le gros orteil entre bien, les autres de 30 à 50% mais ce n'est pas grave ni gênant, ça ne procure aucune ampoule, on est bien moins enfermé que dans des chaussures classiques.

Concernant la semelle, j'y reviens, être minimal c'est bien mais il faut faire très attention où l'on court. Par deux fois j'ai marché sur des pierres un peu pointues en plein sur la plante du pied (la partie la moins protégée, celle que ne touche, à priori, pas le sol et c'est très douloureux, au point de repasser pendant presque quinze jours aux chaussures classiques (je n'aime pas du tout le terme "running"). Conséquence : on passe son temps à regarder le sol et chercher les passages les moins accidentogènes.

Autre particularité de ces minimalistes : des mollets en béton ! Avoir un "drop", une différence de hauteur entre les orteils et le talon, réduit à zéro, comme pieds nus donc, fait énormément plus travailler les jumeaux (les mollets quoi) car sur des chaussures classiques on a un drop de parfois un centimètre (le talon plus haut donc) et plus ce qui fait que les muscles se raccourcissent (je plains les femmes toujours en talon aiguille). Les minimalistes tirent sur les muscles et les font travailler plus (plus grand débattement), déjà que j'ai des mollets de campeur... Reste qu'après chaque sortie, j'ai de bonnes douleurs aux jambes, ça me fait plaisir, je vois que le travail paie !

Voilà, c'était juste un petit retour sur ces chaussures, ce qui se fait de plus naturel après les pieds nus. Pas de douleurs dans les jambes (ce qui m'est déjà arrivé avec une marque), une foulée juste, des appuis parfaits (le talon pose beaucoup moins) et malgré mon poids (environ 84 Kg) tout va très bien. Je vous les recommande. Si le temps le permet, un jour je sortirai pieds nus sur mon parcourt favori. Je vous tiendrai au courant.